Élections : Face au RN, Anne Hidalgo souhaite un «front républicain» dès les régionales

ELECTIONS «Evidemment, le Front républicain doit exister », déclare ce dimanche la maire de Paris, interrogée sur le cas d'un passage au second tour de Marine Le Pen à la prochaine présidentielle. Un front républicain qu'elle appelle aussi à appliquer «dès les règionales»

20 Minutes avec AFP
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Anne Hidalgo à Douai le 17 mars 2021.
Anne Hidalgo à Douai le 17 mars 2021. — FRANCOIS GREUEZ/SIPA

La maire PS de Paris Anne Hidalgo, possible candidate de la gauche à la présidentielle de 2022, se prononce dimanche pour un «front républicain» à ce scrutin en cas d'accession de Marine Le Pen au second tour, mais aussi dès les régionales de juin face au RN.

«Marine Le Pen, c'est l'extrême droite. Elle défend d'abord ses intérêts et les intérêts d'une formation d'extrême droite non républicaine et anti républicaine», insiste Anne Hidalgo, invitée du Forum Radio J.

« Evidemment, le Front républicain doit exister »

Entre la candidate déjà déclarée du Rassemblement national et Emmanuel Macron, tous deux donnés en tête des intentions de vote à onze mois du premier tour, ce n'est «évidemment pas blanc bonnet et bonnet blanc», dit-elle, ajoutant aussitôt vouloir «tout faire pour que ce second tour soit beaucoup plus ouvert qu'il n'est aujourd'hui, car je crains qu'une grande partie de la population ne se détourne du scrutin».

Interrogée sur des enquêtes montrant qu'une partie des électeurs de gauche du premier tour refuseraient de choisir entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour, Anne Hidalgo assure qu'«évidemment, le Front républicain doit exister, que ce soit pour les élections régionales» ou pour la présidentielle : «Mais cela doit exister quel que soit le candidat républicain étant en capacité de faire échec au Rassemblement national».

Hidalgo assume sa participation à la manifestation des policiers

La maire de Paris a défendu par ailleurs dimanche son choix d'avoir, avec nombre d'autres élus, assisté à la manifestation de dizaines de milliers de policiers mercredi devant l'Assemblée nationale, soulignant qu'il faut «soutenir la police» et que «les gens qui nous protègent doivent aussi être protégés.»

L'ancienne journaliste Audrey Pulvar, à la tête d'une liste soutenue par Anne Hidalgo aux régionales en Ile-de-France, avait refusé de participer à cette manifestation qu'elle a jugée «assez glaçante». «Elle a fait son choix. Je ne le condamne pas mais ça n'a pas été le mien», a répondu Anne Hidalgo à ce sujet.

Selon un sondage Ifop-Fiducial pour Le Journal du Dimanche, la liste de Audrey Pulvar recueillerait 10% d'intentions de vote au premier tour le 20 juin, dans le même étiage que Julien Bayou (EELV, 11%) et Clémentine Autain (LFI/PCF, 10%), derrière respectivement la sortante Valérie Pécresse (Libres!, 33%), le candidat RN Jordan Bardella (16%) et celui de la majorité présidentielle Laurent Saint-Martin (15%).