Nicolas Sarkozy poursuit sa chute dans les sondages

OPINION Et il n'aime pas qu'on le lui fasse remarquer...

Avec agence

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Un projet de loi de modernisation de l'agriculture française sera déposé avant la fin 2009 pour préparer la grande réforme de la politique agricole commune (PAC) prévue en 2013, a annoncé jeudi Nicolas Sarkozy dans le Maine-et-Loire.
Un projet de loi de modernisation de l'agriculture française sera déposé avant la fin 2009 pour préparer la grande réforme de la politique agricole commune (PAC) prévue en 2013, a annoncé jeudi Nicolas Sarkozy dans le Maine-et-Loire. — Eric Feferberg AFP

La faute à la crise? Nicolas Sarkozy perd 6 points de popularité en un mois, à 41% de bonnes opinions, selon le baromètre BVA pour Orange, «L'Express» et France-Inter présenté ce mardi.

Les mécontents de l'action du chef de l'Etat sont 53% (+8 points), tandis que 6% des personnes interrogées ne se prononcent pas.

L'UMP relativise

Le Président perd 4 points chez les sympathisants de droite (69%), 11 points chez ceux se disant proches de la gauche (16%) et 4 points chez les personnes n'exprimant pas de préférence partisane (35%).

Nicolas Sarkozy était en chute de 7 points (37% de satisfaction) dans le précédent sondage paru, le baromètre Ifop pour le «Journal du Dimanche».

Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a relativisé cette chute de popularité, expliquant qu'en raison de la crise «dans tous les pays du monde (...), tous les leaders qui sont en responsabilité connaissent une baisse de leurs sondages».

Berlusconi a le vent en poupe

Cela ne semble pas être le cas de Silvio Berlusconi. Le président du Conseil italien jouit d'un soutien de 55% selon un sondage de l'Institut IPR du 17 février.

Nicolas Sarkozy n'a d'ailleurs pas apprécié ce mardi qu'un journaliste français compare sa cote de popularité à celle de Silvio Berlusconi lors du sommet franco-italien de Rome.

Sarkozy n'aime pas les questions sur sa popularité

Alors que Bruno Jeudy, du «Figaro», demandait aux deux responsables comment ils expliquaient leur différence de popularité face à la crise, le président français a pris la salle à témoins, en déclarant «chacun a compris que c'était une question de fond qui montre a quel point» l'auteur de la question «a été passionné par ce qu'a dit M. Berlusconi, parce que j'ai dit».

Silvio Berlusconi s'est contenté de sourire et les deux responsables ont demandé de passer à la question suivante. (La vidéo, c'est ici).