Ségolène Royal: «Moi-même je suis disponible pour assumer des responsabilités au sein du bureau»

PARTI La socialiste regrette que certains de ses amis restent en marge du rapprochement...

MD avec agence

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Ségolène Royal et Martine Aubry au siège du PS, le 26 novembre 2008
Ségolène Royal et Martine Aubry au siège du PS, le 26 novembre 2008 — REUTERS/Charles Platiau

Le PS se rassemble. Une douzaine de royalistes devraient intégrer la direction du PS. Un rapprochement à officialiser mardi soir lors du bureau national du parti. Mais Ségolène Royal a déjà confirmé l'information, mardi matin sur France Info. «Oui, ce sera l'ordre de grandeur et je trouve cela très bien que les choses se fassent dans ce sens», a-t-elle déclaré.

Ensemble mais libre

De son côté, le député de l'Essonne, Manuel Valls a déclaré: «il fallait tourner la page de Reims et la situation politique obligeait au rassemblement». «Pour le courant Espoir à gauche (formé autour de Vincent Peillon, ndlr), c'est une page qui se tourne», a-t-il souligné. «Nous voulons travailler en confiance avec Martine Aubry.» Le Parti socialiste serait donc prêt à se remettre au travail et à faire table rase des tensions des derniers mois.

«Ségolène Royal trace son propre chemin», a tout de même observé le député. Une petite phrase que la socialiste a souhaité éclaircir, mardi matin. «Ce que veut dire Manuel Valls, c'est que ma notoriété me permet de prendre la parole, de garder une liberté». Ségolène Royal ne veut plus faire cavalier seul. «Je m'intégrerais à la direction du parti dès lors que ce sera souhaité», a-t-elle même souligné.

Tous dans la même direction

La présidente de la région Poitou-Charente a regretté que «tous» n'aillent pas «dans la même direction», en faisant référence au refus de plusieurs de ses amis d'entrer à la direction du PS. «Elle a souhaité que ses amis rentrent à la direction du Parti - et c'est la volonté d'un courant politique d'avoir sa propre existence en dehors d'une candidature présidentielle», a déclaré pour sa part Manuel Valls, en soulignant qu'il n'a pas souhaité rejoindre la direction, pas plus que Vincent Peillon ou François Rebsamen, ayant à «construire un courant fort au sein du PS». «Je trouve cela dommage qu'ils restent en marge», a déclaré Ségolène Royal en confiant, pour sa part, «moi-même je suis disponible pour assumer des responsabilités au sein du bureau».

Des ajustements restent possibles

Une «douzaine» de ses proches sont concernés par se rapprochement, des ajustements restant possibles. Parmi eux, le sénateur David Assouline devrait avoir un secrétariat national «à déterminer», mais «régalien», le député Jean-Louis Bianco co-présiderait le Forum des Territoires, Patrick Mennucci, maire du 1er secteur à Marseille, hériterait du poste de secrétaire national adjoint aux fédérations.

Deux premiers secrétaires fédéraux comme Frédéric Léveillé dans l'Orne et Carlos Da Silva dans l'Essonne, pourraient devenir secrétaires nationaux adjoints. La députée Aurélie Fillippetti, serait la secrétaire nationale à l'Energie, l'adjointe au maire de Lyon Najat Belkacem, secrétaire nationale aux questions de société et le député Gaétan Gorce, secrétaire national «probablement à l'exclusion-questions sociales» Egalement cités Philippe Doucet, maire d'Argenteuil et les députés Jean-Patrick Gille (Indre-et-Loire) et Guillaume Garot (Mayenne). L'avocat Jean-Pierre Mignard, président de l'association Désirs d'avenir, pourrait aussi intégrer la direction, qui compte actuellement une cinquantaine de membres.