Emmanuel Macron a commémoré la Victoire du 8 mai 1945 à l'Arc de triomphe

CEREMONIE Après la tribune des généraux dans « Valeurs actuelles », le chef de l’Etat a semblé vouloir envoyer un message d’unité avec les responsables des armées

20 Minutes avec AFP

— 

Emmanuel Macron devant la tombe du soldat inconnu en compagnie de Jean Castex, samedi 8 mai 2021.
Emmanuel Macron devant la tombe du soldat inconnu en compagnie de Jean Castex, samedi 8 mai 2021. — Christian Hartmann/AP/SIPA

Emmanuel Macron a commémoré, ce samedi en fin de journée, le 76e anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 devant la tombe du soldat inconnu à Paris, où il a longuement échangé avec les hautes autorités de l’armée. Le chef de l’Etat est arrivé en voiture, tout juste descendu de l’avion le ramenant du sommet européen de Porto, au Portugal, pour déposer une gerbe devant la statue du général de Gaulle en bas de l’avenue des Champs-Elysées, vidée de tout public en raison de la pandémie de Covid-19.

Un bleuet à la boutonnière, le président de la République a échangé quelques mots avec le petit-fils du général, Yves de Gaulle, avant de remonter dans sa voiture pour rejoindre l’Arc de triomphe.

Longue conversation avec les responsables des armées

Il y a retrouvé le chef du gouvernement, Jean Castex, les présidents du Sénat et de l’Assemblée, la ministre des armées Florence Parly, les deux anciens présidents de la République Nicols Sarkozy et François Hollande, ainsi que la maire de Paris, Anne Hidalgo. Le chef de l’Etat a ensuite longuement conversé devant les caméras avec les chefs d’état-major des armées, au pied de l’Arc de Triomphe.

Ces images semblent marquer un message d’unité du chef de l’Etat, chef des armées, avec l’ensemble des plus hauts responsables de l’armée, quelques jours après la publication d’une tribune choc signée par des militaires. Valeurs Actuelles avait publié le 21 avril cette tribune dans laquelle « une vingtaine de généraux, une centaine de hauts gradés et plus d’un millier d’autres militaires », appelaient le président Emmanuel Macron à défendre le patriotisme, et se disaient « disposés à soutenir les politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation ».

Le chef d’état-major des Armées François Lecointre avait annoncé que les 18 soldats d’active identifiés comme signataires de la tribune recevraient des sanctions disciplinaires militaires.