Régionales en Occitanie : Aurélien Pradié, le candidat des Républicains, dégaine sa liste (et n'en changera pas)

ELECTIONS Alors que Les Républicains sont agités par l'alliance avec LREM en Paca, leur candidat en Occitanie a réaffirmé qu'il ne changerait pas de colistiers en cours de route s'il se retrouve au second tour des élections régionales

Béatrice Colin

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Charlotte Boudard-Pierron, numéro 2 de la liste, le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, et Aurélien Pradié, tête de liste LR aux régionales.
Charlotte Boudard-Pierron, numéro 2 de la liste, le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, et Aurélien Pradié, tête de liste LR aux régionales. — B. Colin / 20 Minutes
  • Aurélien Pradié, le candidat LR en Occitanie, a présenté ses colistiers en Haute-Garonne, dont deux tiers sont issus de son parti.
  • S’il a reçu le soutien de Jean-Luc Moudenc, pas opposé aux alliances avec LREM sur certaines élections, Aurélien Pradié a réaffirmé qu’il n’y aurait aucune fusion de liste au second tour, notamment avec celle soutenue par les Marcheurs de Vincent Terrail-Novés.

Le pataquès survenu au cours du week-end en Provence-Alpes-Côte d’Azur autour de la candidature de Renaud Muselier ne risque pas d’arriver en  Occitanie. Si aux municipales, à Toulouse, les Républicains et la majorité présidentielle ont fait cause commune, lors de ces élections régionales, chaque parti présentera sa propre liste. Et pas question « de tambouilles » dans l’entre-deux-tours assure Aurélien Pradié, qui présentait ses colistiers de Haute-Garonne lundi. « Cette équipe sera strictement la même qu’au second tour », a assuré le député LR du Lot.

Un credo déjà porté en son temps par le maire actuel de la Ville rose, Jean-Luc Moudenc. A une nuance près. Lorsqu’il s’était alors présenté devant les électeurs, c’était avec une liste allant de la droite au centre, avec le soutien de l’ensemble des partis politiques de ce côté-là de l’échiquier politique, En Marche compris. Et contrairement à Aurélien Pradié, le premier magistrat de Toulouse a pris la défense de « son ami » Renaud Muselier ce week-end face aux attaques de son propre parti.

S’il a évoqué une liste de rassemblement « de la droite au centre », les deux tiers des 37 colistiers d’Aurélien Pradié sont encartés, comme lui, chez LR. En seconde place, on y trouve Charlotte Boudard-Pierron, une sage-femme élue à Fronton, suivi de l’adjoint aux finances de Toulouse, Sacha Briand. « Une liste sans renouvellement de façade », assure son leader, qui met en avant ses jeunes colistiers, ou encore des chefs d’entreprise issus de la société civile. Il peut aussi compter sur l'appui réaffirmé du maire de Toulouse​.

Mais d’autres membres de la majorité toulousaine ont décidé de rallier de leur côté Vincent Terrail-Novés, conseiller régional sortant, ex-LR, soutenu par les marcheurs. Le maire de Balma a ainsi reçu l’appui du troisième adjoint de la Ville rose, Jean-Michel Lattes, et l’élu Jean-Jacques Bolzan, du Mouvement Radical, ou encore François Chollet d’Agir.

Pas un « candidat de figuration »

Pas question pour Aurélien Pradié de jouer un double jeu, en local et au national. « Je ne suis pas un Marcheur, je combats depuis trois ans à l’Assemblée nationale la politique d’Emmanuel Macron. Je ne suis pas un acteur du Rassemblement national et je ne crois pas une seule seconde que les uns ou les autres soient capables de présider la Région », tacle celui qui est aussi secrétaire générale des Républicains, taclant au passage « les candidats de figuration » ou voulant faire « un coup politique ».

Il préfère se concentrer sur la présidente sortante, Carole Delga. Et selon lui, voter pour la candidate socialiste, « c’est voter écologiste intégriste au second tour ».