Présidentielle 2022 : Anne Hidalgo fera son choix « à l’automne » sur sa candidature

ELECTION La maire de Paris n’est par contre « pas favorable à une primaire » pour désigner un candidat de gauche

20 Minutes avec AFP
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Anne Hidalgo, à Paris le 25 avril 2021.
Anne Hidalgo, à Paris le 25 avril 2021. — JP PARIENTE/SIPA

S’il va falloir attendre encore un peu pour savoir si Anne Hidalgo va briguer l’Élysée, on en sait en revanche un peu plus sur les conditions nécessaires pour une candidature de l’élue socialiste. La maire de Paris n’est en effet « pas favorable à une primaire » pour désigner un candidat de gauche à l’élection présidentielle de 2022.

« Une primaire à l’américaine s’adresse à tout le corps électoral. En France, ce n’est pas la même logique : elle mobilise surtout les militants ou les sympathisants », fait valoir Anne Hidalgo dans un entretien au JDD. Quant à ses propres ambitions, « à l’automne, ce sera le moment de prendre une décision », considère-t-elle, alors que les dernières études d’opinion ne la créditent, au mieux, que de 10 % des intentions de vote, sans qualification pour le deuxième tour.

« Nous avons beaucoup de travail devant nous. J’y prendrai toute ma part. Pour cela, je m’appuie sur un réseau de maires, par la plateforme "Idées en commun", afin de faire germer des propositions », explique encore la maire de Paris. « Je trace ma route », ajoute-t-elle.

Bons points à Jadot

De là à s’allier avec l’ensemble de la gauche, Jean-Luc Mélenchon compris ? « L’aile gauche du parti démocrate américain a bien fait corps pour permettre à Joe Biden de gagner ! », répond la leader socialiste, qui témoigne par ailleurs de son « respect pour Yannick Jadot » (EELV) qui, selon elle « travaille, avance, participe à l’enrichissement du débat ». Mais, fait-elle observer, « je fais de même ». Parmi ses propositions, l’hypothétique candidate à l’Elysée entend mettre l’accent sur l’apprentissage, « révolution indispensable » qu’elle appelle à « développer très massivement » pour les jeunes après le bac.

Par ailleurs, alors que le déconfinement annoncé par Emmanuel Macron doit permettre aux cafetiers et restaurateurs de rouvrir les terrasses à partir du 19 mai, Anne Hidalgo a indiqué souhaiter « pérenniser les terrasses éphémères qui ont vu le jour l’été dernier ». « Quant à la redevance, on ne peut pas, juridiquement, accorder une gratuité totale », explique-t-elle, mais il y aura une exonération « jusqu’à la fin de l’été ».