Attaque terroriste à Rambouillet : Gabriel Attal refuse de faire un lien entre immigration et terrorisme

ISLAMISME Il répondait à Valérie Pecresse qui estime qu’il faut « cesser de nier le lien entre terrorisme et immigration »

20 Minutes avec AFP
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Gabriel Attal est le porte parole du gouvernement depuis juillet 2020.
Gabriel Attal est le porte parole du gouvernement depuis juillet 2020. — Jacques Witt/SIPA

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a déclaré ce dimanche qu’il « refusera toujours de tirer un trait entre immigration et terrorisme » après le meurtre d’une fonctionnaire de police à Rambouillet, estimant que certains discours à droite « visent à dresser les gens les uns contre les autres ». « C’est un fait que l’agresseur est issu de l’immigration, qui est entré dans notre pays clandestinement, qui a été régularisé, mais moi ce que je refuserai toujours, c’est de tirer un trait entre immigration et terrorisme », a-t-il déclaré dans Questions politiques (France inter/France info/Le Monde).

Jamel G., 36 ans, abattu par la police après son attaque, était un ressortissant tunisien arrivé clandestinement en France en 2009 et régularisé dix ans plus tard. La présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse a affirmé ce dimanche qu’il fallait « cesser de nier le lien entre terrorisme et immigration, il y a un lien, notamment avec l’immigration la plus récente ». Gabriel Attal a dénoncé, chez certains à droite, « un discours qui consiste à dire qu’immigrés égale terrorisme », « qui vise à dresser les gens les uns contre les autres, à attiser la haine dans notre pays et qui au final ne sert pas l’intérêt et la protection des Français ».

Marine Le Pen qualifiée de « vautour »

« Je suis sidéré par certaines interventions qu’on a entendu à peine deux heures après que l’attaque a été commise, c’est-à-dire qu’on a encore une intervention sur la scène de crime et parfois les familles ne sont même pas encore informées », a-t-il insisté, en référence notamment à Marine Le Pen qu’il a qualifiée de « vautour ». L’exécutif va « continuer à renforcer notre arsenal » par un projet de loi présenté mercredi en Conseil des ministres par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, et préparé « depuis plusieurs mois », a rappelé le porte-parole.

Interrogé sur la censure par le Conseil constitutionnel de dispositions proposées par la présidente LREM de la commission des lois Yaël Braun-Pivet, Gabriel Attal a reconnu que le projet de loi serait « une manière effectivement de tirer la conséquence de cette censure et de faire en sorte que nous puissions être plus efficaces dans le suivi des personnes radicalisées lorsqu’elles sortent de prison ».

Le texte censuré permettait notamment à l’autorité judiciaire d’imposer aux personnes condamnées à au moins cinq ans de prison pour des infractions en lien avec des faits de terrorisme et jugée « particulièrement dangereuses », une série de mesures, allant de l’interdiction de paraître dans certains lieux ou de rencontrer certaines personnes, au port d’un bracelet électronique.