Présidentielle 2022 : Les oppositions de gauche et de droite « chouchoutent » Marine Le Pen, estime Gabriel Attal

LREM Pour le porte-parole du gouvernement, « la majorité est la dernière et la seule à vouloir combattre Marine Le Pen »

20 Minutes avec AFP

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Gabriel Attal est le porte-parole du gouvernement depuis juillet 2020.
Gabriel Attal est le porte-parole du gouvernement depuis juillet 2020. — WITT/SIPA

« Elles lui font une haie d’honneur ». Le porte-parole du gouvernement estime que l’opposition de droite comme de gauche « chouchoute » Marine Le Pen, dans une interview au Parisien daté de dimanche. Pour lui, « la majorité est la dernière et la seule à vouloir combattre Marine Le Pen ».

La dédiabolisation de Marine Le Pen est « d’abord renforcée par la vacuité idéologique de l’opposition », assure Gabriel Attal. Mais Marine Le Pen « n’en est pas moins dangereuse : son élection entraînerait un chaos économique et l’on sait qu’elle gouvernerait avec des personnes comme Frédéric Chatillon ou Axel Loustau [anciens dirigeant et militant du GUD], qui ont été mis en cause pour apologie du nazisme… », ajoute-t-il.

« Les oppositions espèrent sortir du néant par le chaos »

« Aujourd’hui, les oppositions de droite comme de gauche épargnent le RN et l’extrême droite (…) Mais à force de l’épargner, elles lui font une haie d’honneur ». Elles « estiment sans doute que l’élection de Marine Le Pen provoquera un tel choc qu’il leur permettra de renaître et de se refaire une santé politique : c’est un acte de cynisme absolu. En fait, les oppositions espèrent sortir du néant par le chaos », dit-il.

Quand on l’interroge sur Xavier Bertrand, il répond qu’il « attend sa première proposition personnelle pour pouvoir [s]'exprimer ». Quant à l’union de la gauche : « un shooting photo n’est pas un programme commun », assène-t-il.

Concernant son ancienne famille politique (PS), il rappelle qu'« ils ont eu quatre ans pour se réinventer. Résultat : ils sont toujours dans le nombrilisme politique et ne parlent jamais d’idées. La réalité, c’est qu’ils n’ont rien à voir ensemble et ne sont d’accord sur rien : certains socialistes et Yannick Jadot sont plus proches de nous que de Jean-Luc Mélenchon. »