Régionales en Paca : « J’y vais parce que je pense que je l’assumerai », Thierry Mariani sera le candidat du RN

POLITIQUE Thierry Mariani, ancien ministre sarkozyste des Transports, aujourd’hui eurodéputé RN, est placé en tête au premier tour selon certains sondages

20 Minutes avec AFP
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Thierry Mariani, le 13 janvier 2019 à Paris
Thierry Mariani, le 13 janvier 2019 à Paris — JACQUES DEMARTHON / AFP
  • Après 42 ans passés au sein du RPR puis de l’UMP, Thierry Mariani dit avoir « rejoint Marine Le Pen en 2019 parce que [LR est] en pleine dérive ». Il dit se présenter aux régionales « avec l’amical soutien » de la présidente du RN.
  • Placé en tête du premier tour selon plusieurs instituts de sondage, il serait cependant devancé au second tour par son ancien ami, Renaud Muselier, président LR sortant de la région Paca.

Son investiture semblait imminente. Elle est donc désormais actée. L’ancien ministre sarkozyste des Transports Thierry Mariani, aujourd’hui eurodéputé RN, a confirmé jeudi qu’il porterait les couleurs du Rassemblement national pour les élections régionales de juin en Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca). « J’y vais parce que je pense que je l’assumerai », a-t-il annoncé au quotidien La Provence.

Le nom de Thierry Mariani, 62 ans, circulait depuis plusieurs mois pour prendre la tête de la liste RN en Paca où plusieurs instituts de sondage l’ont placé en tête du premier tour. Il serait cependant devancé au second tour par son ancien ami, Renaud Muselier, président LR sortant de la région qui doit officialiser prochainement sa candidature.

« 100 % d’accord avec Le Pen sur les sujets régaliens »

Interrogé sur cette compétition avec Renaud Muselier qui a succédé à Christian Estrosi à la tête de la région, Thierry Mariani a estimé que les deux hommes étaient désormais ses « concurrents, pas [ses] ennemis ». Thierry Mariani avait lui même conduit la liste UMP dans la région en 2010. « La campagne sera ferme mais très correcte personnellement. On s’aime bien mais on cherchera à gagner le match », dit-il.

Se défendant d’avoir « commencé une carrière de girouette à 60 ans », après 42 ans au RPR devenu UMP puis LR, il dit reprocher à son ancien parti d’être devenu « un cartel d’élus », un « moulin à prière tibétain » avec « le même disque rayé depuis vingt ans ».

« J’ai rejoint Marine Le Pen en 2019 parce qu’ils sont en pleine dérive », justifie l’eurodéputé qui dit se présenter « avec l’amical soutien » de la présidente du RN avec laquelle il est « 100 % d’accord sur les sujets régaliens », immigration, sécurité, justice et Europe. « J’avais des divergences sur le plan économique » mais « son programme s’affine », il est « de plus en plus réaliste », précise-t-il.

« Le Front républicain n’est plus crédible »

Interrogé sur la main tendue de Christophe Castaner, patron des députés LREM, refusée au premier tour par Renaud Muselier, Thierry Mariani ironise : « chacun a compris qu’ils vont s’entendre ». « Leur problème, c’est comment se rapprocher sans se faire prendre par les électeurs », tance-t-il.

Quant à la gauche, à la recherche d’un accord d’union, le candidat du RN souhaite « qu’elle fasse une liste unique » et participe le cas échéant à une triangulaire au second tour. « C’est normal qu’il y ait une sensibilité de gauche à la région, d’autant qu’elle a repris des villes comme Marseille », juge l’élu pour qui « le Front républicain n’est plus crédible ».