Coronavirus : Aurore Bergé critique « l’indécence » du voyage de Jean-Luc Mélenchon en Amérique du Sud

TACLE Le voyage du leader de La France insoumise en Amérique du Sud, en pleine recrudescence de l’épidémie, n’est pas du goût de la députée En Marche

20 Minutes avec AFP

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Jean Luc Melenchon LFI avec des manifestants pendant la marche loi climat, le 28 mars 2021 (Illustration)
Jean Luc Melenchon LFI avec des manifestants pendant la marche loi climat, le 28 mars 2021 (Illustration) — ISA HARSIN/SIPA

Critique amère de la députée macroniste Aurore Bergé, ce mercredi, à l’égard du chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon. Sur le plateau de LCI, la présidente déléguée du groupe LREM à l’Assemblée, a dénoncé « l’indécence » de son « escapade en Amérique du Sud » en pleine recrudescence de l’épidémie de Covid-19.

« Quand vous êtes en train de dire justement aux Français qui sont établis au Brésil que pour l’instant, ils ne pourront pas revenir pour des raisons sanitaires, et que vous avez un futur candidat à la présidentielle qui part en Amérique du Sud, alors qu’encore une fois, on a des Français qui aujourd’hui ne peuvent pas faire plus de 30 kilomètres pour aller voir leur famille, je trouve qu’il y a juste quelque chose d’indécent », a commenté Aurore Berger.

Une suspension des vols entre le Brésil et la France jusqu’au 19 avril

Invité le 22 avril à participer à la « Journée de la terre » en Bolivie, Jean-Luc Mélenchon s’est arrêté mardi en Amérique centrale, en Equateur, pour rendre visite à l’Equatorien Andrès Arauz, candidat malheureux à l’élection présidentielle.

« On verra dans quelles conditions il peut revenir justement », a ironisé Aurore Bergé, alors que le Premier ministre Jean Castex a annoncé mardi que le gouvernement avait « décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre tous les vols entre le Brésil et la France ». Cette suspension est prévue jusqu’au 19 avril, selon un décret paru mercredi au Journal officiel. 

C’est un déplacement qui se déroule « au moment même où on examine la loi climat et on nous dit qu’on n’en fait pas assez sur la question de l’aérien », a-t-elle aussi taclé, en référence aux critiques de LFI à ce sujet. Le ton est donné.