Régionales 2021 : « Fin de carrière » pour Valérie Pécresse en cas de défaite en Ile-de-France

ELECTIONS En raison de la situation sanitaire, le gouvernement réfléchit à reporter les élections régionales prévues en juin

20 Minutes avec AFP

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Valérie Pécresse, à Bobigny le 26 Novembre 2020
Valérie Pécresse, à Bobigny le 26 Novembre 2020 — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Comme son rival à droite Xavier Bertrand au début du mois, la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (ex-LR), a assuré ce lundi qu’une défaite aux prochaines élections régionales « sonnerait la fin de [sa] carrière politique ».

« Ce rendez-vous des régionales est un rendez-vous très important avec mes administrés, je leur ai tout donné pendant cinq ans et donc ce sera à eux de décider quel est mon avenir politique », a expliqué Valérie Pécresse (Libres !) sur franceinfo.

Valérie Pécresse opposée à un report « forcé » des régionales

« Si les Franciliens pensent que je peux être le rempart qui les protège, ils voteront pour moi, s’il pense que quelqu’un d’autre fera mieux le travail, à ce moment-là, ça sonnera effectivement la fin de ma carrière politique », a-t-elle ajouté. Le président (ex-LR) des Hauts-de-France Xavier Bertrand, candidat déclaré à la présidentielle, avait également assuré le 2 avril que s’il perdait aux régionales de juin, « c’en sera terminé de [sa] vie politique ».

L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy est résolument opposée à un report « forcé » des régionales prévues en juin qui constituerait selon elle un « prétexte » de LREM pour éviter une « déroute électorale ». « Ma conviction, c’est qu’il n’y a pas de motif impérieux pour déplacer une deuxième fois les élections régionales et départementales », a insisté la présidente de région.

« Nous avons un parti LREM qui redoute une déroute électorale »

Pour elle, la consultation des maires lancée par le gouvernement, « c’est "recherche prétexte de report désespérément" » car « la vérité c’est que nous avons un parti LREM qui redoute une déroute électorale ».

« Le report d’un rendez-vous démocratique doit se faire dans le consensus, on ne peut pas le faire contre le Sénat, on ne peut pas le faire contre les partis politiques, on ne peut pas le faire contre les associations d’élus régionaux et départementaux », a averti Valérie Pécresse, qui approuve la décision du président du Sénat Gérard Larcher de saisir le Conseil constitutionnel en cas de nouveau report. « J’ai la conviction que si on votait ce 2e report des élections, l’objectif, c’est d’en voter un 3e, l’objectif, c’est qu’il n’y ait pas de rendez-vous électoral avant la présidentielle » de 2022, a-t-elle aussi estimé.