Régionales 2021 : Les maires consultés sur les mesures sanitaires à mettre en place

DEBAT Interrogée samedi matin sur franceinfo, la députée macroniste Aurore Bergé (LREM) a souhaité que le gouvernement suive l’avis des maires, « les premiers concernés »

L.Gam. avec AFP

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Aurore Bergé, députée LREM, encourage le gouvernement à suivre l'avis des maires pour le maintien ou le report des élections régionales de juin 2021 (photo d'illustration).
Aurore Bergé, députée LREM, encourage le gouvernement à suivre l'avis des maires pour le maintien ou le report des élections régionales de juin 2021 (photo d'illustration). — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Qui aura le dernier mot ? Le gouvernement a demandé vendredi aux maires de se prononcer sur les mesures sanitaires pour les élections régionales et départementales de juin, avant un débat parlementaire prévu la semaine prochaine. Ce message, consulté par l’AFP, devait être envoyé vendredi soir par les préfets aux maires, qui doivent donner leur réponse d’ici lundi midi.

Interrogée samedi matin sur franceinfo, la députée macroniste Aurore Bergé (LREM) a souhaité que le gouvernement suive l’avis des maires, « les premiers concernés », avant de décider du maintien ou du report des élections régionales et départementales prévues en juin, un sujet qui divise le monde politique.

Les mesures sanitaires, enjeu principal du scrutin

Les maires sont invités à « indiquer par oui ou par non si les conditions préconisées par le comité scientifique (leur) semblent réunies pour tenir les deux scrutins ».

« Cette consultation précipitée, du vendredi soir pour le lundi matin, ne nous paraît pas être une méthode appropriée pour traiter une question de cette importance », a réagi l’Association des maires de France (AMF). « Il est toujours légitime que l’Etat prenne l’avis des maires. Mais, dans ces circonstances, cet avis ne saurait faire porter aux maires la responsabilité d’une décision qui relève entièrement de celle de l’Etat », affirme l’AMF dans un courrier publié vendredi soir. « C’est à lui d’offrir la protection sanitaire qui permet de tenir les bureaux de vote et aux citoyens de voter en toute sécurité ».

L’AMF rappelle avoir fait connaître au Premier ministre « son avis favorable au maintien de ce scrutin dès lors que son organisation garantissait la sécurité sanitaire des électeurs et des personnes participant aux opérations de vote ». « Les élections constituent un acte essentiel de la démocratie, dont le calendrier régulier garantit la sincérité », ajoute l’association présidée par François Baroin.

Des élus très divisés sur la question

« Pour que ces élections puissent se tenir, il va falloir qu’il y ait des gens qui acceptent de tenir des bureaux de vote », a relevé Aurore Bergé, élue des Yvelines sur franceinfo ce samedi matin. « A partir du moment où celles et ceux qui sont là pour organiser les élections dans nos territoires, c’est-à-dire les élus locaux, recommanderaient que cette élection puisse être décalée, alors je pense qu’il faudra suivre leur avis. Si on voit qu’ne majorité d’élus considèrent que cette élection peut se tenir, qu’ils savent pouvoir l’organiser, qu’ils savent trouver des assesseurs, alors maintenons-les », a-t-elle poursuivi.

A la suite des recommandations du Conseil scientifique, le gouvernement a confirmé la semaine dernière qu’il privilégiait « à ce stade » le maintien de ces scrutins les 13 et 20 juin, dates sur lesquelles il a demandé leur avis aux partis, groupes politiques et présidents des assemblées.

Des débats devraient se tenir mardi et mercredi sur la question, respectivement devant l’Assemblée et le Sénat. Le président (LREM) de l’Assemblée nationale Richard Ferrand s’est prononcé en faveur d’un report à octobre, une position inverse à celle de son parti. Le président LR du Sénat Gérard Larcher a, lui, demandé leur maintien en juin.