Présidentielle 2022 : Yannick Jadot annonce une réunion « sous 15 jours » à gauche pour parler union

ALLIANCE Outre le responsable EELV, Jean-Luc Mélenchon, Olivier Faure, Fabien Roussel et Benoît Hamon devraient y participer. Au contraire, Arnaud Montebourg « ne viendra pas »

20 Minutes avec AFP

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Jean Luc Mélenchon et Yannick Jadot, lors d'un rassemblement à Paris pour les 10 ans de l'accident nucléaire de Fukushima, le 11 mars 2021.
Jean Luc Mélenchon et Yannick Jadot, lors d'un rassemblement à Paris pour les 10 ans de l'accident nucléaire de Fukushima, le 11 mars 2021. — ISA HARSIN/SIPA

A un tout petit peu plus d’un an de la présidentielle, les appareils politiques tentent d’accélérer les rencontres afin de se mettre d’accord sur des alliances dès le premier tour. A ce jeu, Yannick Jadot (EELV) est particulièrement actif. Il prévoit en effet de réunir « sous 15 jours » les dirigeants de gauche qui ont répondu favorablement à son appel, convaincu qu’un candidat commun à la présidentielle de 2022 pourrait être désigné à l’automne, assure-t-il au Journal du dimanche.

« Notre responsabilité historique est de nous mettre autour de la table », affirme le député européen, après avoir reçu cette semaine des réponses positives notamment de Jean-Luc Mélenchon, Olivier Faure, Fabien Roussel et Benoît Hamon, leaders respectivement de LFI, du PS, du PCF et de Générations. « Nous sommes en train de caler les agendas », précise-t-il en soulignant qu' Arnaud Montebourg « ne viendra pas » et que Christine Taubira, « qui est en Guyane, salue l’initiative mais préfère rester en retrait à ce stade ».

Les « dix chantiers » de Jadot

« Nous pouvons avoir un candidat ou une candidate commun à l’automne », pronostique l’eurodéputé, proposant d’ouvrir dès à présent « dix chantiers » : « la justice sociale, un plan de relance pour réparer la société, l’hôpital, l’école, la reconstruction de notre économie autour des enjeux du climat, des soins, de la relocalisation, la réforme de nos institutions pour revitaliser la démocratie, l’émancipation et la cohésion par et autour du pacte républicain, la transformation de notre agriculture pour sauver les paysans et la biodiversité ».

Convaincu que « les gauches ne sont pas irréconciliables », il attend de Jean-Luc Mélenchon, qu’il a rencontré, qu’il « décide » s’il veut « s’inscrire dans cette démarche commune » : « la porte est ouverte ». Alors qu’une primaire est déjà prévue en septembre pour le pôle écologiste regroupant notamment EELV et Générations, Yannick Jadot assure que « les écologistes ne pourront pas imposer aux autres (à gauche) leur candidature ». Et d’ajouter : « Si un processus permet d’envisager la victoire, j’espère que chacun s’inscrira dans ce mouvement ».