Coronavirus : Pour les marcheurs, Emmanuel Macron n'a pas cédé à la pression des médecins

ALLOCUTION Après l’allocution présidentielle de ce mercredi, les marcheurs saluent un président « courageux », qui a fait des choix « équilibrés »

L.C.
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Allocution d'Emmanuel Macron le 31 mars 2021.
Allocution d'Emmanuel Macron le 31 mars 2021. — Elysee
  • Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi soir de nouvelles mesures pour freiner l’épidémie de coronavirus en France, qui vit sa troisième vague, un an après la première.
  • Le chef de l’Etat a étendu à l’ensemble du territoire les mesures restrictives déjà en vigueur dans 19 départements.
  • Pour La République en marche, ces choix montrent que le chef de l’Etat n’a pas cédé aux pressions des médecins et d’une partie de l’opposition qui plaidaient pour un confinement plus strict.

Ils se sont réunis juste après le discours présidentiel, en visio évidemment. Les députés de La République en marche se sont connectés après les annonces faites ce mercredi à 20 heures par Emmanuel Macron pour faire face à la troisième vague de coronavirus.

Alors que le chef de l’Etat a décrété la fermeture des écoles à partir de la semaine prochaine, celle des commerces « non essentiels » et de nouvelles places en réanimation dans les hôpitaux, les marcheurs saluent le « courage » de leur leader, qui n’a selon eux pas « cédé aux injonctions » des médecins.

Un président « courageux » pour LREM

« Il faut trouver le bon équilibre, entre la sécurité sanitaire, les conséquences des mesures de restrictions et l’acceptabilité. C’est très difficile car ces trois composantes sont parfois contraires », expose Anne Genetet, députée des Français de l’étranger et porte-parole du groupe à l’Assemblée nationale. « Les décisions du président sont courageuses, car il ne cède pas aux pressions et injonctions de certains médecins qui voudraient confiner, ni des commerçants qui voudraient rouvrir à tout prix », poursuit-elle.

Une sorte de voie médiane selon LREM, alors que depuis plusieurs semaines des soignants insistaient, par médias interposés, sur l’urgence de prendre des mesures plus fortes pour enrayer la troisième vague de Covid-19. « Il a appris, et il sait que le premier confinement, strict, a eu des conséquences dramatiques », vante Anne Genetet.

Une solution « hybride » pour les écoles

En amont de la déclaration présidentielle, de plus en plus de voix s’étaient élevées en faveur de la fermeture des écoles ou de l’allongement des vacances scolaires. Le président a choisi de les fermer durant au moins trois semaines (quatre pour les collèges et lycées), dont deux de vacances scolaires dézonées, et les autres en cours à distance. « Il a su proposer une solution hydride qui n’éloigne pas nos enfants trop longtemps loin de l’école », a estimé sur Twitter la députée LREM des Bouches-du-Rhône Claire Pitollat.

Emmanuel Macron et les marcheurs comptent sur une arrivée massive de vaccins en avril pour sortir de cette crise sanitaire. L’objectif d’avoir vacciné tous les adultes d’ici à la fin de l’été a été confirmé ce mercredi. En attendant, les parlementaires LREM devront dès ce jeudi matin défendre cette stratégie présidentielle, à 9 heures à l’Assemblée, où se déroulera un débat sur les nouvelles mesures prises par Emmanuel Macron. Le débat s’annonce musclé, l'opposition étant déjà très critique des annonces présidentielles. Les Républicains ont même annoncé dans la soirée qu'ils boycotteront le vote, non contraignant, prévu à 11h30 au Palais Bourbon.