Occitanie : Carole Delga demande la dissolution de l’Action française

POLITIQUE Des membres de l’Action française ont tenté de s’introduire en force au sein l’hémicycle du conseil régional d’Occitanie jeudi

Béatrice Colin
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La présidente sortante (PS) de la région Occitanie, Carole Delga.
La présidente sortante (PS) de la région Occitanie, Carole Delga. — J.M. HAEDRICH/SIPA
  • Jeudi, en pleine assemblée plénière, des membres de l’Action française ont tenté de s’introduire dans l’hémicycle du conseil régional d’Occitanie.
  • Une action condamnée par plusieurs partis, y compris le président de la République.
  • Ce vendredi, comme certains partis politiques, Carole Delga, la présidente PS de la région, a demandé sa dissolution.

« J’avais déjà demandé celle de Génération identitaire, je suis aussi pour la dissolution de l’Action française et de tous ces groupuscules qui ne respectent pas le processus démocratique », a réagi vendredi Carole Delga, la présidente de la région Occitanie à une question de 20 Minutes. La veille, des membres du mouvement nationaliste maurrassien ont tenté de s’introduire au sein de l’hémicycle du conseil régional à Toulouse, avec une banderole où l’on pouvait lire « Islamo-gauchistes, traîtres à la France ».

Une action condamnée jusqu’au plus haut sommet de l’Etat, par Emmanuel Macron qui a dénoncé une action qui reflète pour lui « le vrai visage de l’extrême droite » et sa « volonté de bâillonner la démocratie ».

Auditions au commissariat

Les royalistes, qui ont pu être rattrapés par les services de sécurité, ont été emmenés au commissariat, auditionnés sans être placés en garde à vue. L’enquête se poursuit indique une source policière, alors que des plaintes ont été déposées.

Mais cette affaire ne s’arrête pas là. Ce vendredi, les Jeunes du centre gauche, qui réunit notamment les jeunes socialistes et communistes de Haute-Garonne, ont demandé la dissolution du groupuscule d’extrême droite, dont le journal d’opinion avait été dissous à la Libération pour ses idées collaborationnistes.

« Le groupuscule d’extrême droite ne peut continuer à atteindre des élus, à tenter d’atteindre nos institutions, et par conséquent notre République. Ainsi, en tant qu’organisation de jeunesses républicaines, nous demandons la dissolution d’Action française pour ses attaques contre la République », font valoir les Jeunes du centre gauche. Soutenus par Carole Delga, sur la même ligne et régulièrement aux prises avec l’extrême droite.