Présidentielle 2022 : Xavier Bertrand annonce sa candidature

ELECTIONS Le président des Hauts-de-France l’a annoncé ce mercredi dans une interview au « Point », en précisant qu’il le faisait « par devoir »

D.B. et L.C. avec T.L.G.

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Xavier Bertrand annonce qu'il est candidat à la présidentielle 2022 dans une interview au «Point».
Xavier Bertrand annonce qu'il est candidat à la présidentielle 2022 dans une interview au «Point». — FRANCOIS LO PRESTI / AFP

Ce n’est pas vraiment une surprise, mais désormais c’est officiel. Xavier Bertrand (ex-LR), actuellement président des Hauts-de-France, a annoncé ce mercredi qu’il serait candidat à la présidentielle de 2022 dans une interview vidéo au Point. 

Se réclamant « gaulliste social, d’une droite sociale et populaire », il se dit « totalement déterminé ». « Je le fais par devoir parce que j’estime qu’au moment où nous sommes, le choix, ce sera entre le déclin et le redressement de mon pays », a-t-il déclaré.

Il refuse de participer à une primaire à droite

Il assure qu’il ne participera pas à une primaire de la droite. « Je place ma candidature au-dessus des partis, en dehors des partis politiques », a-t-il justifié. Evoquant son futur programme, il assure qu’il tournera « autour du rétablissement de l’autorité », « de la valeur travail » et de la mise en place « d’une République des territoires ».

Xavier Bertrand était le mieux placé comme candidat de droite dans les derniers sondages sur la présidentielle, mais d’autres noms sont avancés, comme celui de Laurent Wauquiez.​ Un sondage Ifop publié dans Marianne le 17 mars dernier le crédite de 14 % des intentions de vote au premier tour, et le donne gagnant à 57 % en cas de second tour face à Marine Le Pen, quatre points de plus que le score d’Emmanuel Macron dans le même match.

L’élection régionale comme tremplin

L’actuel président de la région Hauts-de-France, en campagne pour sa réélection, a jusqu’à présent conditionné sa candidature à l’Elysée à une victoire lors de ce scrutin régional, prévu les 13 et 20 juin prochains.

En cas de défaite, il abandonnerait la course présidentielle : « Si je ne réussis pas à convaincre 6 millions de personnes, je ne tenterai pas d’en convaincre 67 millions », déclarait-il en octobre à 20 Minutes.