Régionales en Auvergne-Rhône-Alpes : Najat Vallaud-Belkacem officialise sa candidature

ELECTIONS Najat Vallaud-Belkacem révèle vouloir incarner « une alternative » à la politique et à la gouvernance de Laurent Wauquiez, qu’elle taxe de « clientélisme » et de « court-termisme »

20 Minutes avec AFP
— 
Najat Vallaud-Belkacem, à Paris le 10 décembre 2020.
Najat Vallaud-Belkacem, à Paris le 10 décembre 2020. — Eric Dessons/JDD/SIPA

Elle en sera. L’ancienne ministre socialiste Najat Vallaud-Belkacem​ a officialisé ce samedi sa candidature à la présidence d’Auvergne-Rhône-Alpes, région dirigée actuellement par Laurent Wauquiez (LR).

Les élections régionales se disputent via des listes départementales, la métropole de Lyon ayant le statut de département.

Contrer Laurent Wauquiez

L’ex-ministre de l’Education nationale de François Hollande, dont la décision ne faisait guère de doute, annonce sa candidature aux régionales de juin dans une interview aux trois grands quotidiens de la région, Le Progrès, Le Dauphiné Libéré et La Montagne. Najat Vallaud-Belkacem dit dans cette interview vouloir incarner « une alternative » à la politique et à la gouvernance de Laurent Wauquiez, qui s’était emparé de la région en 2016, qu’elle taxe de « clientélisme » et de « court-termisme ». Outre le PS, sa liste rassemble le PRG, Cap écologie et la Gauche républicaine et sociale.

Selon cet entretien, les discussions avec les autres forces de gauche, en particulier les écologistes, n’ont pas abouti, tandis que Najat Vallaud-Belkacem ambitionnait de faire des élections régionales « le laboratoire de l’union de la gauche », en proie à une division « suicidaire ».

Porte ouverte aux écologistes

L’ancienne élue de Lyon laisse encore la porte ouverte à un rassemblement « avant le premier tour ». Sinon, « il y aura toujours le soir du premier tour », ajoute-t-elle. « La balle est plus que jamais dans le camp des écologistes », a déclaré à l’AFP le chef de file du groupe socialiste à la région, Jean-François Debat, jugeant la dernière rencontre avec les Verts vendredi « extrêmement décevante ». « Alors que nous souhaitions un rassemblement équilibré, ils exigent un ralliement sec », a-t-il fustigé, en ajoutant que les discussions n’étaient « jamais bloquées ».

Mardi, dans un entretien accordé à l’AFP et au Progrès, le président EELV de la métropole de Lyon Bruno Bernard avait estimé que Najat Vallaud-Belkacem « serait une vraie plus-value pour une campagne commune » et avait souhaité que l’ancienne ministre soit « tête de liste sur la métropole de Lyon ». Il avait toutefois affirmé qu’au niveau régional, le rassemblement ne pouvait se faire que derrière Fabienne Grebert, la candidate investie par les Verts.