Elisabeth Moreno veut davantage de femmes parmi les conseillers de Macron, qui admet qu'« il y a encore du boulot »

EGALITE HOMME FEMME Les membres du cabinet d'Emmanuel Macron sont douze hommes et une seule femme

J.-L.D. avec AFP

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Elisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de l'Egalité hommes femmes
Elisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de l'Egalité hommes femmes — Ludovic Marin/AP/SIPA

La ministre déléguée chargée de l’Egalité femmes-hommes, Elisabeth Moreno, a indiqué qu’elle avait reproché à Emmanuel Macron de ne pas donner « l’exemple » en n’ayant à ses côtés qu’une seule femme parmi ses plus proches conseillers, ce dimanche lors du Grand jury RTL – LCI – Le Figaro.

La liste du premier cercle des membres du cabinet du président de la République, consultable sur le site de l’Elysée, compte 13 noms, 12 hommes et 1 femme, la cheffe de cabinet adjointe Cécile Geneste.

51 % de femmes au gouvernement, défend-elle

Comme on lui demandait, en citant ces chiffres, si les dirigeants politiques ne devaient pas être exemplaires sur ce sujet, Elisabeth Moreno a répondu : « Bah oui. Si on prêche quelque chose d’aussi important, il faut donner l’exemple, et nous en avons discuté. Je lui ai dit : « Monsieur le Président, vous ne donnez pas l’exemple » », précisant dans un sourire qu’elle préférait garder la réponse d’Emmanuel Macron pour elle.

En marge d’une rencontre avec des entrepreneures, ce dernier a toutefois dévoilé une partie de sa réponse puisqu’il a affirmé qu'« il y a encore du boulot » pour féminiser les cabinets gouvernementaux, peu après l’interview d’Elisabeth Moreno. « Aucun mouvement politique n’a mis autant de femmes députées » et « le groupe majoritaire est quasi paritaire », s’est toutefois défendu le chef de l’Etat.

« Les nominations qu’on fait, dans les postes de préfets, d’ambassadeurs, on est largement à nos chiffres » mais « on doit encore féminiser les cabinets, le vivier de hauts commissaires dans l’administration », et ce « exactement comme on le demande aux entreprises », a-t-il ajouté. « Je me félicite d’avoir réussi des choses », a-t-il ajouté. Mais « si on le demande aux entreprises il faut l’appliquer nous-mêmes », a-t-il précisé, estimant qu'« il y a encore du boulot ».