Coronavirus : Le maire LR de Metz juge les propos de Castex sur les élus pro-confinement « très méprisants »

CLASH François Grosdidier n'a pas apprécié la pique du Premier ministre lors de ses annonces, jeudi soir

20 Minutes avec AFP

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Le maire de Metz, François Grosdidier (de dos) avec Jean Castex et Olivier Véran, le 8 janvier 2021.
Le maire de Metz, François Grosdidier (de dos) avec Jean Castex et Olivier Véran, le 8 janvier 2021. — Fred MARVAUX-POOL/SIPA

François Grosdidier se fâche. Le maire LR de Metz, qui s’est prononcé à de nombreuses reprises en faveur d’un reconfinement local et « fort » en Moselle face au Covid-19, a jugé jeudi « très méprisants » les propos du Premier ministre Jean Castex à l’égard des élus et à leurs positions jugées simplistes par Matignon.

« Je trouve le propos du Premier ministre très méprisant vis-à-vis des élus », a-t-il déclaré à l’AFP, réagissant à la conférence de presse du chef du gouvernement tenue un peu plus tôt. Avant d’annoncer une « surveillance renforcée » de 20 départements dont la Moselle où sévit le variant sud-africain, Jean Castex avait évoqué ceux qui appellent « à un confinement dur et immédiat » en prétendant que « quatre semaines et puis on est débarrassés » du virus. « Malheureusement, notamment en raison de la propagation des variants, c’est loin d’être aussi simple », avait-il balayé.

« Caricaturer »

« C’est vraiment travestir et caricaturer les propos », a estimé François Grosdidier. « On est un certain nombre à demander des reconfinements locaux et forts pour appuyer sur le frein parce que toutes les mesures qui ont été prises de couvre-feu, même de couvre-feu avancé n’ont jamais inversé la tendance », a souligné le maire de Metz.

La seule fois où « la tendance a été inversée dans le pays, c’est lors du premier confinement », a-t-il fait valoir. « Maintenant, on nous déclare simplement que nous sommes dans les 20 départements placés en surveillance. Comme si nous ne l’étions pas précédemment », a-t-il ironisé.

« A Nice, ils ont inventé le confinement de deux jours puisque ce n’est que le week-end. Et ça ne sert à rien et ça ne tiendra pas », a-t-il encore affirmé. Ainsi, selon l’édile, « ça va encore durer des mois et nos concitoyens ne le supporteront pas sans avoir d’effets sanitaires rapides ».

De son côté, le maire PS de Nancy, Mathieu Klein a réclamé pour l’ensemble des 20 départements placés sous surveillance renforcée, parmi lesquels figure également la Meurthe-et-Moselle, des « moyens supplémentaires de vaccination » pour que la campagne soit « plus massive et plus rapide » pour « toute la population ». « Si j’étais aujourd’hui dans un territoire avec un taux d’incidence de 300, 400, 500, oui bien sûr que je serais agacé depuis de nombreux jours de l’absence de décision », a ajouté Mathieu Klein auprès de l’AFP.