Relance: Un accord global à 10 milliards d'euros entre le gouvernement et les métropoles

COUP DE POUCE Le Premier ministre doit formaliser cette annonce à Nantes vendredi

20 Minutes avec AFP

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La maire de Nantes et présidente de la France urbaine, Johanna Rolland, le 28 juin 2020.
La maire de Nantes et présidente de la France urbaine, Johanna Rolland, le 28 juin 2020. — SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA

Le gouvernement et les grandes métropoles, regroupées dans l’association France urbaine, ont annoncé jeudi avoir conclu un « accord de méthode » autour de la relance économique, qui doit permettre de mobiliser une enveloppe de 10 milliards d’euros.

Jean Castex formalisera vendredi à Nantes cet accord avec Johanna Rolland, maire (PS) de la ville et présidente de France urbaine. Il sera ensuite décliné en une multitude de contrats locaux (dits « contrats de relance et de transition écologique »), comme celui qui sera également paraphé vendredi entre le Premier ministre et la métropole de Nantes. Cet « accord de méthode » souligne « la responsabilité majeure des grandes villes, agglomérations et métropoles dans la relance » et dégage plusieurs axes prioritaires.

Promouvoir la proximité

D’abord l’économie, l’Etat et les métropoles s’engageant sur « plusieurs actions concrètes » comme promouvoir le tissu de « proximité » (commerce, artisanat, tourisme…), « travailler sur un dispositif de reconquête industrielle adapté aux grands territoires urbains » ou encore favoriser l’économie sociale et solidaire ou les circuits courts.

Dans le champ social, les métropoles pourront expérimenter des « actions pour l’insertion des jeunes et la lutte contre la précarité étudiante », et renforcer leur implication « en direction des quartiers politique de la ville ». Sur le volet écologique, Etat et métropoles doivent mieux se coordonner sur « la rénovation thermique des bâtiments ». Et sera mis en place « un nouveau bonus de 30.000 euros par véhicule pour l’acquisition de bus électriques et à hydrogène par les collectivités urbaines ».

« Union sacrée face à la crise »

L’enveloppe de 10 milliards d’euros regroupe des crédits déjà connus, issus du plan de relance (6,5 milliards), du dernier comité interministériel de la ville (2,3 milliards), ou dédiés aux mobilités urbaines (1,3 milliard). Vendredi, Jean Castex ira par exemple visiter une station d’épuration qui tire profit des boues pour produire du biogaz, qui sera bientôt réinjecté dans le système de gaz ville sous forme de biométhane. Les futurs travaux prévus dans cette station bénéficieront de fonds venant du contrat de relance signé vendredi.

Aux côtés de Johanna Rolland, le Premier ministre veut aussi illustrer la « dimension symbolique de l’union sacrée face à la crise », en montrant que « les clivages, les recettes habituelles n’ont pas lieu d’être », a-t-on encore fait valoir à Matignon.