Présidentielle 2022 : Gabriel Attal « rêve d’un second tour sans l’extrême droite »

VOEU Le porte-parole du gouvernement affirme que « nos oppositions cherchent à tout prix à nous affaiblir pour s’assurer, elles, un face-à-face avec Le Pen »

20 Minutes avec AFP

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Gabriel Attal dans la cour de l'Elysée, le 17 février 2021.
Gabriel Attal dans la cour de l'Elysée, le 17 février 2021. — Jacques Witt/SIPA

Les partis continuent de se renvoyer la balle concernant une supposée volonté de voir l’extrême droite au second tour de la prochaine présidentielle. Ce week-end c’est au tour du porte-parole du gouvernement de dédouaner LREM en affichant son espoir de ne pas voir un match Macron – Le Pen en 2022, comme les sondages le projettent actuellement.

« Comme beaucoup, je rêve d’un second tour sans l’extrême droite, et je constate à l’inverse que nos oppositions cherchent à tout prix à nous affaiblir pour s’assurer, elles, un face-à-face avec Le Pen », explique Gabriel Attal dans le Journal du dimanche. « Ne jouons pas avec le feu et mobilisons-nous pour que Marine Le Pen soit reconduite à la frontière de la vie politique par le vote des Français ».

Sur le régalien, Marine Le Pen n’est pas molle mais « absente »

Interrogé sur les questions régaliennes, le porte-parole du gouvernement estime que « le RN a prospéré sur ces sujets parce que les gouvernements précédents ont fui leurs responsabilités ». « Nous, nous les affrontons et nous y répondons », poursuit-il : « C’est le cas avec le projet de loi séparatisme, qui met nos oppositions face à leurs contradictions. Lors du vote de ce texte, le RN s’abstient alors qu’il prétend vouloir combattre les ingérences étrangères. La gauche ne nous soutient pas dans notre combat pour la primauté de l’école de la République. La droite non plus dans la lutte contre l’islamisme politique ».

Selon Gabriel Attal, « le danger serait de laisser penser que nous partageons avec le RN les mêmes constats et objectifs, et que notre seule différence serait un degré d’efficacité. (…) Nous, on se bat pour remettre de la République dans les quartiers, en dédoublant les classes, en ouvrant des centres de santé, en aidant les jeunes méritants à accéder à la fonction publique. Sur tous ces sujets, Marine Le Pen n’est pas molle : elle est absente ».