Régionales 2021 : Najat Vallaud-Belkacem veut une union de la gauche

COALITION Pour l’ancienne ministre, les régionales doivent servir de laboratoire pour rassembler la gauche en vue de la présidentielle

20 Minutes avec AFP

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Najat Vallaud-Belkacem, à Paris le 10 décembre 2020.
Najat Vallaud-Belkacem, à Paris le 10 décembre 2020. — Eric Dessons/JDD/SIPA

Pour Najat Vallaud-Belkacem, la division actuelle de la gauche n’est pas moins que « suicidaire ». L’ex-ministre PS considère donc que les régionales doivent « être le laboratoire de l’union » dans la perspective de 2022, dans une interview au Journal du dimanche.

Pour la présidentielle, « notre responsabilité, c’est de construire une coalition : un candidat commun, un programme commun et un contrat de gouvernance », considère celle qui est depuis un an directrice France de l’ONG ONE. La division actuelle est, selon elle, « la marque d’une gauche qui s’est embourgeoisée ».

Des divisions « pas si profondes »

Selon elle, les divisions à gauche « ne sont pas si profondes. Toutes les forces de gauche, et les personnalités qui les portent, ont un jour été amenées à travailler ensemble. Y compris, si on remonte un peu dans le temps, Jean-Luc Mélenchon », explique Najat Vallaud-Belkacem. Elle se dit donc « favorable à une primaire commune, mais qui s’entoure des garanties nécessaires pour éviter ces trahisons et qui pense mieux son socle électoral ». « Peut-être faut-il en revenir à un socle électoral composé des militants plutôt que du grand public », contrairement à ce qui s’était passé en 2016, avec la primaire ouverte.

« Il faut tout tenter pour faire s’asseoir autour de la table » le leader de LFI, jusqu’ici seul candidat de gauche déclaré, insiste-t-elle. « Et si ça se termine par une fin de non-recevoir, ça ne signifie pas que les militants et les sympathisants suivront le même chemin. Il n’est pas propriétaire des combats qu’il porte (…) Nous verrons comment les gens se retrouvent aux régionales, au premier ou au second tour ».

Une candidature en question

Sera-t-elle candidate en Auvergne-Rhône-Alpes ? « Ce n’est ni le lieu ni le moment pour annoncer les choses », « les discussions sont toujours en cours. On y verra plus clair dans quelques jours. La question essentielle, c’est de mettre fin à la mandature d’un mini-Trump, Laurent Wauquiez ». Par contre, « la présidentielle ne fait pas partie de mes plans », affirme-t-elle également.