Coronavirus : Un auto-isolement des plus âgés est « très compliqué », juge Gabriel Attal

EPIDEMIE Le Conseil scientifique a émis cette recommandation jeudi

20 Minutes avec AFP

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Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, en octobre 2020 à Paris
Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, en octobre 2020 à Paris — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Demander aux personnes âgées de s’auto-isoler pour les protéger de l’épidémie de coronavirus, comme le suggère le Conseil scientifique, « semble être très compliqué », a estimé le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, ce vendredi.

« Il faut voir à quoi cela correspond et si c’est efficace », a-t-il dit sur France 2, en relevant toutefois qu'« il n’y a pas eu d’efficacité prouvée d’une telle mesure », selon le ministre de la Santé, Olivier Véran, et qu’il n’y a « pas de pays dans le monde qui ne confine qu’une génération et pas les autres ».

Un « contrat social » entre générations

Ces personnes « sont déjà les personnes les plus confinées, elles ont réduit leurs interactions, pour la plupart d’entre elles parfois elles n’ont pas vu leurs enfants, leurs petits-enfants depuis un an. Donc, il faut voir ce qu’est une étape supplémentaire : est-ce que ça veut dire ne plus sortir faire ses courses, (…) ne plus recevoir d’aide à domicile (…) ? Ça semble très compliqué », a jugé Gabriel Attal.

Des membres du Conseil scientifique, qui guide le gouvernement dans sa gestion de l’épidémie, jugent qu’il ne faut plus enchaîner les confinements mais opter pour un « contrat social » entre générations où les plus âgés et fragiles accepteraient de s’auto-isoler.

Les restrictions levées dans les prochaines semaines ?

Interrogé par ailleurs sur le délai pendant lequel le couvre-feu à 18 heures va encore rester en vigueur, Gabriel Attal a estimé que la mesure « a permis de stabiliser la situation sanitaire », qu'« il est important qu’il reste en place et continue d’être respecté ». Il a précisé que la semaine passée, plus de 420.000 contrôles ont été effectués sur des personnes et 10.000 sur des établissements, donnant lieur à quelque 50.000 verbalisations, soit une hausse de 11 % par rapport à la semaine précédente.

L’objectif est de voir « une décrue » de l’épidémie arriver, et à ce stade « elle n’est pas là, en tout cas elle n’est pas massive ». Mais avec « la vaccination qui continue à se déployer », « on peut espérer que dans les prochaines semaines, les prochains mois, on puisse commencer à alléger les restrictions », a-t-il indiqué.