Coronavirus : « Nous pourrions payer très cher tout relâchement », estime Gabriel Attal

EPIDEMIE « La situation reste si fragile qu’un rien peut la faire basculer », alerte le porte-parole du gouvernement 

20 Minutes avec AFP

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Gabriel Attal, le 20 janvier 2021 à Paris.
Gabriel Attal, le 20 janvier 2021 à Paris. — Ludovic MARIN / AFP

Il serait « totalement déraisonnable » de réduire les efforts contre le Covid-19, car les Français pourraient « payer très cher toute forme de relâchement », a estimé le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, ce mercredi.

« La situation reste si fragile qu’un rien peut la faire basculer » et « la vigilance reste de mise » car « la pression hospitalière reste très forte », a précisé Gabriel Attal à l’issue du Conseil des ministres qui avait été précédé d’un conseil de défense sanitaire de suivi de la pandémie.

La levée des restrictions, pas encore au programme

Comme prévu, le porte-parole n’a pas annoncé de nouvelles restrictions, alors que les contaminations se sont stabilisées à un niveau élevé ces deux dernières semaines. Il a de nouveau salué « la très grande responsabilité des Français », qui « ont su déjouer les pronostics », notamment ceux de nombreux scientifiques qui tablaient sur une aggravation de la situation à cause de l’apparition de variants du virus.

Face à une « épidémie imprévisible », « nous ne sommes pas » à l’heure d’envisager l’assouplissement des restrictions et des réouvertures dans certains secteurs comme la restauration ou les lieux culturels, a-t-il souligné, en précisant que le ministre de la Santé Olivier Véran fera un nouveau point de la situation jeudi.

« Accélérer la cadence » de la vaccination

Le nombre de nouveaux cas dépasse 18.000 par jour en moyenne sur la semaine écoulée et celui des patients hospitalisés en réanimation était mardi de 3.338, au plus haut depuis une semaine. Gabriel Attal a par ailleurs dit « comprendre la frustration des plus de 75 ans » qui attendent « souvent le vaccin comme une délivrance ».

« Le rythme de production, de livraison et celui de l’ouverture de rendez-vous ne sont pas à la hauteur » comme « c’est le cas partout dans le monde », a-t-il ajouté, en affirmant que « la mécanique était bien en route » pour « accélérer la cadence ». Il a précisé que 75 % des résidents des Ehpad et au moins 20 % des plus de 75 ans avaient reçu au moins une dose.