Loi « séparatisme » : Les faux certificats pour éviter la piscine dans le viseur de Blanquer et Schiappa

ECOLE « L’école doit lutter contre les idéologies séparatistes qui visent en premier lieu les petites filles », ont rappelé les deux ministres dans un communiqué commun

20 Minutes avec agence
Jean-Michel Blanquer et Marlène Schiappa. (archives)
Jean-Michel Blanquer et Marlène Schiappa. (archives) — PATRICK GELY/SIPA

Marlène Schiappa et Jean-Michel Blanquer ont déploré ce jeudi la recrudescence de faux certificats médicaux dispensant les jeunes filles des cours scolaires de natation. Les documents évoquent une allergie au chlore, permettant aux élèves concernées de ne pas se rendre à la piscine avec leurs camarades de classe. Le communiqué n’a cependant pas cité de statistiques précises, note le Huffington Post.

La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté et le ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports ont néanmoins annoncé avoir diligenté une enquête. Cette dernière a notamment pour objectif d’évaluer « l’ampleur du phénomène » de ces certificats décrits comme « de complaisance ». Les conclusions du Conseil des sages de la laïcité, chargé de cette mission, feront l’objet d’une communication publique.


« L’école doit lutter contre les idéologies séparatistes »

L’organisme dépendant du ministère de l’Éducation nationale devra par exemple déterminer si les pathologies mentionnées par les médecins se manifestent dans des « proportions manifestement peu plausibles ». C’est en effet ce que Marlène Schiappa avait estimé en octobre 2020. Le sujet intéresse le gouvernement car il est une manifestation potentielle du séparatisme que les autorités souhaitent combattre.

« L’école doit lutter contre les idéologies séparatistes qui visent en premier lieu les petites filles », a commenté la ministre déléguée sur Twitter ce jeudi. Les établissements scolaires refuseront donc les certificats de dispense qui « ne reposent pas sur des raisons médicales », ont assuré les ministres.

« L’école ne doit pas être un terrain propice au séparatisme religieux, lorsqu’un acte ou une manifestation a pour conséquence un refus d’activité, une revendication particulière, une contestation d’enseignement au nom de convictions religieuses », ont rappelé Marlène Schiappa et Jean-Michel Blanquer dans leur communiqué commun.