Sandrine Rousseau accuse Olivier Duhamel et Gérald Darmanin d’avoir voté contre sa nomination à la tête de Sciences Po Lille

AMITIE L'ancienne porte-parole d'EELV s’est confiée sur les liens qui unissaient le politologue, Olivier Duhamel, au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin

M.A.

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Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur
Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Interrogée sur la démission du directeur de Sciences Po Paris, à la suite de l’affaire Olivier Duhamel, mercredi dans l’émission C à vous sur France 5, Sandrine Rousseau a expliqué que l’ancien président de la fondation nationale des sciences politiques et  Gérald Darmanin avaient voté contre sa candidature à la présidence de Sciences Po Lille.

La vice-présidente de l’Université de Lille, et candidate aux primaires d’Europe Ecologie Les Verts en vue de la présidentielle 2022, est l’une des porte-voix de la lutte contre les violences sexuelles. En 2017, Sandrine Rousseau avait accusé Denis Baupin d'agression sexuelle. 

Les deux hommes opposés à sa candidature

L’ancienne porte-parole des Verts était invitée sur le plateau de l’émission pour réagir à la démission du directeur de Sciences Po Paris, Frédéric Mion. Dans le sillage de l’affaire Duhamel, la prestigieuse école est soupçonnée d’avoir couvert des faits d’agressions sexuelles et de viols. L’ancien directeur a d’ailleurs avoué être au courant des agissements présumés d'Olivier Duhamel depuis près de deux ans. En 2019, Sandrine Rousseau a postulé pour prendre la direction de Sciences Po Lille. « Des personnes qui sont aujourd’hui accusées de violences sexuelles m’ont barré la route. C’est le cas d’Olivier Duhamel et de Gérald Darmanin par exemple », lui aussi accusé de viol, a-t-elle déclaré, expliquant avoir recueilli le vote des étudiants mais pas celui du conseil d’administration.

A l’époque, Olivier Duhamel y siégeait en tant que président de la fondation nationale des sciences politiques, et Gérald Darmanin, en tant que « personnalité extérieure » et ancien élève. « Olivier Duhamel, qui ne prenait jamais part à aucun vote sur les directions de Sciences Po, a pour la première fois voté contre. Sans doute au motif que la personnalité et les combats que j’incarnais n’avaient pas leur place à Sciences Po », a-t-elle ajouté.

Lors de sa campagne pour la présidence de Sciences Po, « énormément d’affaires de violences sexuelles » étaient revenues à ses oreilles. « Les étudiants, et en particulier les étudiantes, se plaignaient qu’elles étaient mal gérées », a-t-elle confié, alors que de nombreux étudiants dénoncent des viols et agressions sexuelles​ survenus dans leurs écoles.