« Je refuse de choisir entre les maîtres du monde »... Mélenchon voit rouge après une remarque de Jadot

TACLE La gauche de « Macron à Mélenchon » essaie de se rassembler pour la présidentielle 2022

20 Minutes avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon, le 23 janvier 2021 à Paris.
Jean-Luc Mélenchon, le 23 janvier 2021 à Paris. — Alfonso Jimenez//SIPA

Le rassemblement, ce n’est pas pour tout de suite. Ce mercredi, le député européen Yannick Jadot a sous-entendu que Jean-Luc Mélenchon préférait Vladimir Poutine à Joe Biden. La réponse n’a pas tardé à fuser du côté du chef de file des Insoumis, qui a dénoncé la « méthode » de son potentiel rival écologiste à la présidentielle de 2022.

« Il est évident que moi je ne suis pas pour remplacer un dirigisme d’Etat technocratique libéral par un dirigisme d’Etat rouge, c’est vrai que je préfère Biden à Poutine, alors ça me distingue de Mélenchon sûrement », a expliqué mercredi matin sur franceinfo l’eurodéputé EELV en souhaitant rassembler « l’arc qui peut gagner », celui qui se situe « entre Mélenchon et Macron ».

Une alliance à « construire »

« À quoi bon ce genre de méthode ? Aux USA, je préfère Sanders et, en Russie, l’opposant de gauche Sergueï Oudaltsov. Je refuse de choisir entre les maîtres du monde », a aussitôt répondu Jean-Luc Mélenchon, candidat déjà déclaré pour 2022, sur Twitter.

La pique de Jadot lui a aussi valu un tacle de l’ancienne numéro 2 d’EELV Sandrine Rousseau, candidate à la primaire écologiste de septembre pour la présidentielle où pourraient également concourir le maire de Grenoble Eric Piolle et Yannick Jadot. « Nous sommes en France. La théorie des gauches irréconciliables a déjà été portée par Manuel Valls. Nous avons un socle d’aspirations communes à gauche et des divergences. Les deux. Construisons d’abord sur le socle et sur l’ensemble de l’arc », a commenté sur Twitter Sandrine Rousseau.