Coronavirus : François Bayrou demande un « plan Marshall » pour l’économie après la crise

PANDEMIE Le président du MoDem compare la situation post-crise du Covid-19 à celle de l’après-guerre

20 Minutes avec AFP

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Francois Bayrou à Paris, le 22 septembre 2020.
Francois Bayrou à Paris, le 22 septembre 2020. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Le président du MoDem et commissaire sur le plan François Bayrou a plaidé ce dimanche pour un « plan Marshall », afin de reconstruire l’appareil productif en période de « guerre », sur le front du Covid. « Il faut un plan de reconquête, un plan Marshall, comme après-guerre » pour « soutenir toutes les forces du pays, des entreprises aux familles, dans la guerre sur le front de l’épidémie », a affirmé le leader centriste dans Le Parisien.

Le Commissariat sur le plan qu’il dirige « proposera une approche dès la semaine prochaine » mais « ce sera l’œuvre de la décennie dans laquelle nous sommes » avec « un horizon au moins à trois ans », a-t-il précisé dans Le Grand Jury LCI/RTL/Le Figaro. Selon lui, « les Français doivent être capables de financer » ce plan car « nous avons l’immense chance de pouvoir emprunter à des taux zéro ». Il a toutefois mis en garde contre l'« énorme faute » que constituerait le non-remboursement de cette dette car, « à l’instant où vous dites "je ne rembourserai pas", vous ne pouvez plus jamais emprunter un euro ».

« Pourquoi pas ? » une contribution exceptionnelle des plus riches

Dans Le Parisien, François Bayrou a distingué ce plan Marshall de l’actuel plan de relance, qui est « précieux » car « il soutient les secteurs fragiles de notre pays ». Mais « il n’épuise pas le sujet » et « il faut maintenant identifier et traiter les causes de nos faiblesses nationales et s’ingénier à reconquérir des secteurs entiers dont nous avons disparu sans raison ou dans lesquels nous sommes affaiblis », a-t-il ajouté. En biologie comme en économie notamment « il est d’urgence nationale que nous reconstruisions les capacités de notre appareil de recherche », a-t-il affirmé à RTL et LCI.

Interrogé sur l’opportunité d’une contribution exceptionnelle des plus riches en période de Covid, François Bayrou a répondu : « Pourquoi pas ? » Il a toutefois estimé que « 4.000 euros par mois, pour moi c’est les classes moyennes » ; « Je ne dis pas que c’est les riches ». Sur le passeport vaccinal enfin, François Bayrou a déclaré que « du moment qu’on vérifie l’efficacité et l’innocuité du vaccin, c’est évidemment la clé pour rouvrir » par exemple les universités ou les lieux de culture.