« Beauvau de la sécurité » : Un « alibi de l’inaction » pour Ciotti

POLICE Le député des Alpes-Maritimes estime qu’on a déjà bien assez concerté et que le diagnostic on « le connaît »

20 Minutes avec AFP
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Le député LR des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti. (archives)
Le député LR des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti. (archives) — Jacques Witt/SIPA

Le « Beauvau de la sécurité », grande concertation nationale consacrée à la police et la gendarmerie qui sera lancée lundi, est un « alibi de l’inaction », considère le député LR Eric Ciotti, qui aurait préféré d’emblée une « grande loi de programmation ». « Le diagnostic, tout le monde le connaît : le malaise de la police, sa paupérisation. Et il en est de même pour la justice, d’ailleurs. Je redoute donc que ce temps supposé d’échange soit l’alibi de l’inaction », déclare-t-il dans Le Journal du dimanche.

« Le Beauvau de la sécurité ne va que retarder le temps des décisions. Si une loi est finalement votée, il faut savoir qu’elle ne pourra désormais plus s’appliquer dans ce quinquennat puisqu’elle ne sera promulguée, au mieux, qu’à la fin de l’année », relève ce spécialiste des questions régaliennes. « Depuis des mois a été préparé un Livre blanc de la sécurité qui a lui-même fait l’objet de multiples concertations. Nous avons longtemps attendu qu’il sorte enfin et il devait servir de base à une loi d’orientation et de programmation, que nous aurions déjà dû discuter l’an dernier », ajoute l’élu des Alpes-Maritimes.

« Il faut rendre enfin l’uniforme inviolable »

Selon lui, « il faut rendre enfin l’uniforme inviolable dans notre pays et envoyer un message clair à tous ceux qui défient l’autorité ». Eric Ciotti réclame aussi « des peines plancher dès le premier acte de violence commis contre un policier ou un gendarme, mais aussi contre un policier municipal, un douanier ou un pompier ». En pleine polémique sur les « violences policières », Emmanuel Macron avait annoncé le 8 décembre la tenue de cette concertation afin d'« améliorer les conditions d’exercice » des forces de l’ordre et « consolider » leurs liens avec les Français.

Les conclusions de ces échanges doivent servir de base à la future loi d’orientation et de programmation de la sécurité intérieure (Lopsi) prévue en 2022.