Présidentielle américaine : « Il y a eu des fraudes manifestes », clame Marion Maréchal

URNES Malgré les décisions de justice unanimes, l’ancienne députée FN continue de croire qu’il y a eu fraude aux Etats-Unis

Rachel Garrat-Valcarcel

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Marion Maréchal, lors de la Convention de la droite, en septembre 2019. (archives)
Marion Maréchal, lors de la Convention de la droite, en septembre 2019. (archives) — CORET PHOTOS/SIPA

Rien. Absolument aucun élément ne prouve, à ce jour, qu’il ait eu la moindre fraude lors de l’élection présidentielle américaine. Cela n’empêche pas Donald Trump de toujours crier au vol de l’élection. Ses supporteurs et supportrices aussi. Au rang desquelles on trouve l’ancienne députée Front national Marion Maréchal. Celle qui est toujours active dans les cercles de l’extrême droite française était l’invitée de BFMTV ce mercredi matin.

« Il y a eu des fraudes, c’est manifeste. Est-ce qu’elles ont été suffisantes pour remettre en cause le résultat de l’élection, ça, je ne suis pas en mesure de vous le dire et je n’en sais rien », a déclaré Marion Maréchal, sur l’air de l’évidence. Or, tous les recours en justice intentés par l’équipe Trump sur d’éventuelles fraudes électorales du camp Biden ont échoué. Tout simplement faute de preuves.

Trump plus impopulaire que jamais

Bruce Toussaint lui a d’ailleurs rappelé tout ça, sans que cela ne la décourage. « Vous avez tout à fait raison mais eux s’en défendent en disant qu’il y a des motivations politiques. » Les décisions de justice défavorables à Donald Trump sont pourtant aussi venues de juges républicains.

« Il y a un débat extrêmement violent aujourd’hui aux Etats-Unis avec un président sortant qui reste incroyablement soutenu » a encore dit Marion Maréchal. A tort, une nouvelle fois, puisque sur la moyenne des sondages de popularité du site agrégateur FiveThirtyEight les opinions défavorables à Donald Trump ont toujours été au-dessus des opinions favorables depuis les quelques premiers jours de son mandat. Pire : depuis l’insurrection du Capitole, le président sortant n’a jamais été aussi impopulaire.