Qui a dit: «Que l'on se cotise pour acheter une boussole à Mme Royal»?

POLITIQUE Des propos signés Luc Chatel qui réagissait à la tribune de Ségolène Royal sur Belem...

V.G. (avec agence)

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 Le secrétaire d'Etat à la Consommation et à l'Industrie, Luc Chatel.
 Le secrétaire d'Etat à la Consommation et à l'Industrie, Luc Chatel. — POL EMILE/SIPA

C'est Luc Chatel qui a taclé ce dimanche Ségolène Royal sur les ondes de Radio J ce dimanche. Le porte-parole du gouvernement a proposé de «se cotiser pour offrir une boussole à Mme Royal» après les propos de l'ex-candidate du PS à la présidentielle en direction de l'extrême gauche et du mouvement social.

L'ex-candidate à la présidentielle participe ce week-end au Forum social mondial à Belem au Brésil: «Une chose m'a frappée à Belem: il n'y a pas de barrière infranchissable entre ces trois composantes que sont la gauche de gouvernement, les mouvements sociaux qui luttent sur le terrain et ce qu'on appelle en France l'extrême-gauche», écrit-elle dans le «Journal du dimanche».

«On savait qu'elle avait perdu le nord»

Des propos qui ont heurté Luc Chatel: «Cela est assez déconcertant. Mme Royal a passé la campagne présidentielle a nous expliquer le bien-fondé de l'alliance avec M. Bayrou, avec le centre. Aujourd'hui, elle nous vante les mérites de M. Besancenot et de l'utra-gauche», a-t-il déclaré.

«On pourrait se cotiser pour acheter une boussole à Mme Royal. On savait qu'elle avait perdu le nord, mais de là à aller taquiner Sud, c'est un pas qu'elle franchi allègrement», a ajouté Luc Chatel.

«M. Besancenot a des idées qui sont antérieures à son âge mais il est sympathique quand il passe à la télévision. Cela peut susciter de l'intérêt, surtout dans une crise comme aujourd'hui, auprès d'un certain nombre de vieux militants de gauche qui ne voient plus d'alternatives, de contre-propositions au sein du Parti socialiste», a ajouté le porte-parole du gouvernement au sujet de la création du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot.