Les partisans de Royal se réunissent samedi pour structurer leur courant

PARTI SOCIALISTE Du Royal sans Ségolène. C'est sans l'ex-candidate à la présidentielle que ses partisans se réuniront autour de Vincent Peillon samedi.

E.J., avec agence

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Ségolène Royal a assuré mercredi, à l'issue d'un entretien d'une heure avec sa rivale victorieuse Martine Aubry au siège du PS qui s'est déroulé selon elle dans une "très bonne ambiance", qu'elle attendait "les propositions" de la nouvelle première secrétaire.
Ségolène Royal a assuré mercredi, à l'issue d'un entretien d'une heure avec sa rivale victorieuse Martine Aubry au siège du PS qui s'est déroulé selon elle dans une "très bonne ambiance", qu'elle attendait "les propositions" de la nouvelle première secrétaire. — Jacques Demarthon AFP

C'est le premier acte de la création du courant Royal après le lancement voilà quelques semaines de leur site, «L'espoir à gauche». L'idée: structurer un courant purement interne au Parti socialiste, au contraire de l'association Désirs d'avenirs [lien], née à la faveur de la primaire de 2006, qui regroupe des militants et des non-militants.

C'est pour cela que selon Vincent Peillon il faut «clarifier les choses»: «Il y a un courant, dans lequel Ségolène a été, qui l'a soutenue, dans lequel elle reste, qui travaille avec elle, mais qui a maintenant son autonomie.» Tout comme Ségolène Royal, qui «doit avoir sa profonde autonomie: son livre, ses voyages. Ce n'est pas non plus une chef de courant». Mais en attendant, il faut bien gérer les affaires courantes: «On est dans le PS, Ségolène, elle, parle aux Français. Notre rôle à nous est de gérer le parti», explique Pascal Joseph, adjoint au maire du XXe arrondissement de Paris. Ca tombe bien, les européennes se profilent en juin 2009.

Il s'agit aussi de se différencier de Désirs d'avenirs. Vincent Peillon résume ainsi la situation autour de Ségolène Royal: «Deux cultures se confrontent: ceux qui disent "nous sommes avec Ségolène, peu importe ce qu'elle dit" et l'autre qui dit "nous sommes avec Ségolène"» en expliquant pourquoi. C'est l'opposition entre «le passionnel et le politique», selon un responsable.

Les blessures du Congrès de Reims et des conditions contestées de l'élection de Martine Aubry au poste de Première secrétaire, restent vives. «On n'est pas sur l'apaisement. Le PS ne peut pas être en ordre de marche tant qu'il est amputé», relève un partisan de Ségolène Royal. De quoi arriver remonté à la réunion nationale des secrétaires de section du PS, qui a lieu dimanche, le lendemain.