Jérôme Rivière, eurodéputé RN, le 2 octobre 2019 à Bruxelles.
Jérôme Rivière, eurodéputé RN, le 2 octobre 2019 à Bruxelles. — AFP

ENQUETE

Coronavirus : Un élu RN mis en cause après une soirée à son domicile, réfute toute menace de mort ou violation du confinement

Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris après une soirée chez l’eurodéputé RN, Jérôme Rivière, le 13 décembre

L’eurodéputé RN Jérôme Rivière a porté plainte pour « dénonciation calomnieuse », ce lundi, contre deux voisins de son immeuble qui avaient protesté après l’organisation d’un « dîner de travail » à son domicile le 13 décembre. Selon l’élu, cette soirée ne violait pas le confinement alors en vigueur.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris pour tapage nocturne, injures publiques et menaces de mort, attribuées à l’un des convives de cette soirée organisée au domicile parisien de Jérôme Rivière.

« Je vais te couper la tête »

Ce dernier a déposé plainte pour « dénonciation calomnieuse » contre deux voisins de l’immeuble qui avaient protesté auprès de lui contre le bruit, sans succès. Des insultes avaient alors fusé depuis le domicile de Jérôme Rivière à l’encontre des voisins mécontents, ont relaté ces derniers au média en ligne Mediapart, qui a révélé avec Le Point cette affaire.

Après le passage de la police, appelée par un voisin, la situation s’envenime et des menaces sont proférées par au moins un invité, filmé par un adolescent, selon une vidéo diffusée sur le site de Mediapart. « C’est pour les chasseurs de têtes. Ils vont te couper les cheveux. Ils vont te raser la tête », affirme ce convive. Il aurait ajouté, selon l’adolescent, confirmé par un voisin : « Je vais te couper la tête ».

Des exceptions permises, selon l’élu

Les invités à la fenêtre « n’ont à aucun moment tenu des propos qui pourraient s’apparenter à des menaces de mort », a assuré Jérôme Rivière. « Moi je n’ai jamais été à cette fenêtre et j’ai porté plainte pour dénonciation calomnieuse hier », a-t-il précisé. « Il y a une claire volonté de politiser l’affaire et de nuire », selon l’élu. Jérôme Rivière admet avoir invité trois personnes à cette soirée qui était un « dîner de travail », à l’issue duquel il a « écouté de la musique », alors qu’un confinement était en vigueur, qui sera remplacé le 15 décembre par un couvre-feu à 20 heures.

« Non ce n’est pas une violation du confinement, parce qu’il existait toute une série d’exceptions », assure Jérôme Rivière. A la demande de la police, il a « baissé le son » et « ça s’est terminé là ». Interrogé mardi, l’eurodéputé Jean-Lin Lacapelle a confirmé sa présence à ce dîner. Mais « jamais de la vie je n’ai proféré la moindre menace de mort », a-t-il assuré, en ajoutant qu’il allait aussi porter plainte mercredi.