Coronavirus : Jean-Luc Mélenchon n’est toujours « pas rassuré » par le vaccin Pfizer

SCEPTICISME Le candidat à la présidentielle a estimé que la France devait favoriser les vaccins de type traditionnel, en en achetant à des pays comme la Russie, Cuba, ou la Chine

20 Minutes avec AFP
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Jean-Luc Mélenchon, à Paris le 17 novembre 2020.
Jean-Luc Mélenchon, à Paris le 17 novembre 2020. — ISA HARSIN/SIPA

Afin de ne pas voir se développer une polémique, Jean-Luc Mélenchon a tenu à dire qu’il n’est « pas anti-vaccin ». Le chef des Insoumis et candidat à la présidentielle s’est pour autant dit dimanche une nouvelle fois « pas rassuré » par le vaccin Pfizer-BioNTech utilisé en France contre le Covid-19. C’est un « procédé qui est tout à fait nouveau et dont on ne connaît pas les conséquences. Je préfère les formes traditionnelles de vaccination », a-t-il expliqué sur LCI.

« Je veux pouvoir choisir », a-t-il ajouté, et ne « pas être un cobaye » pour le vaccin développé par l’Américain Pfizer et l’Allemand BioNTech qui est basé sur la technologie de thérapie génique dite de « l’ARN messager ». Le chef de file de LFI a par ailleurs de nouveau estimé que la France devait favoriser les vaccins de type traditionnel, donc acheter aux pays qui en produisent comme la Russie, Cuba, ou la Chine.

La France « risée du monde » selon Mélenchon

Estimant que la campagne de vaccination du gouvernement avait « commencé par un désastre », Jean-Luc Mélenchon s’est également dit « révolté » que la France, devenue « la risée du monde », soit « l’une des seules grandes puissances » à n’avoir développé « aucun vaccin » à ce jour. « Comment se fait-il que Sanofi, à qui on donne tous les ans 150 millions d’euros de crédits recherche, annonce que, peut-être en décembre prochain, ils auront quelque chose sous la main ? Moi je n’accepte pas l’idée que la France ne sache pas faire », a-t-il déclaré.

Le candidat à la présidentielle a par ailleurs affirmé ne « pas comprendre » que les restaurants et bars soient fermés jusqu’à nouvel ordre à cause de l’épidémie. « On continue à tout fermer jusqu’à ce que tout le monde soit ruiné ? C’est la France ça ? Il est tout à fait possible d’organiser les choses », avec des jauges de personnes par m2 par exemple, « mais au moins on vit, on respire », a-t-il souligné.

« On va tuer la culture »

« La culture c’est pareil. Les avions sont pleins mais quand il faut aller au théâtre, non c’est fermé. On va tuer la culture et la manière de vivre française », s’est-il aussi insurgé. Le député des Bouches-du-Rhône a également critiqué le « couvre-feu à 18 heures » instauré dans plusieurs départements, puisque dans ce cas « les gens s’accumulent plus tôt dans les transports en commun et on ne voit pas où est la mesure coupe-feu ».