Agnès Buzyn, ex-ministre, ex-candidate à Paris, trouve un nouveau point de chute à l’Organisation mondiale de la Santé

EMPLOI Elle sera chargée du suivi des questions multilatérales

20 Minutes avec AFP

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Agnès Buzyn à l'Assemblée nationale, le 30 juin 2020.
Agnès Buzyn à l'Assemblée nationale, le 30 juin 2020. — Jacques Witt/SIPA

Agnès Buzyn possède l’art du rebond. En février 2020, elle avait quitté le ministère de la Santé alors que l’épidémie de coronavirus menaçait. Direction Paris et ses élections municipales, afin de remplacer au pied levé Benjamin Griveaux, mis hors course par la diffusion d'une vidéo intime. Elle avait été largement battue, ne parvenant même pas à décrocher un siège au Conseil de Paris.

En ce début d’année, Agnès Buzyn va encore rebondir : ce mardi, elle a confirmé à l’AFP sa nomination à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à Genève, où elle sera chargée du suivi des questions multilatérales. « Je vous confirme » avoir rejoint le 4 janvier le cabinet du directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, a-t-elle déclaré à l’agence de presse, confirmant une information de L’Opinion. Contactée par l’AFP, l’agence onusienne basée à Genève n’était pas joignable dans l’immédiat pour préciser le rôle que sera amenée à jouer l’ex-ministre âgée de 58 ans.

Elle assure avoir « pressenti » la gravité du coronavirus

Plus encore que son score décevant aux municipales, ce sont des confidences publiées par Le Monde au sur-lendemain du 1er tour qui ont signé la disgrâce d’Agnès Buzyn. Elle disait avoir voulu « mettre fin à cette mascarade » des élections avant leur tenue en raison de l’épidémie qui s’annonçait, expression qu’elle a ensuite regrettée.

En retrait depuis son échec électoral, celle qui a remis pendant plusieurs semaines sa blouse de médecin à l’hôpital Percy à Clamart ne s’est exprimée publiquement qu’à trois reprises : dans les colonnes du Figaro en mai pour dénoncer « un emballement médiatique d’une violence inouïe, des propos complotistes, antisémites, sur les réseaux sociaux ».

Puis en juin et en septembre devant l’Assemblée nationale et le Sénat pour assurer notamment avoir alerté l’Elysée et Matignon « autour du 11 janvier » et avoir « pressenti » dès le 22 janvier la potentielle gravité de l’épidémie.