Marlène Schiappa au cœur d’une polémique après un post sur Instagram

PUB OU PAS PUB La ministre est accusée d’avoir fait un placement de produit pour une entreprise privée sur son compte Instagram officiel

J.-L.D.

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Marlène Schiappa est dans la polémique
Marlène Schiappa est dans la polémique — ELIOT BLONDET-POOL/SIPA

C’est la polémique politique de ce début 2021, avec la lenteur des vaccins bien sûr. Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, est accusée de faire du placement de produits sur son compte instagram officiel.

Une vidéo circule où une femme agite ses cheveux​ de dos, en vantant « Adriano et & Vincent de@ANS_Brasil pour ce #lissage qui répare les cheveux et va donc me permettre de gagner des précieuses minutes […] Merci à Soraya de@c8lachaine pour la bonne adresse et à demain pour la reprise d’une activité politique normale ! ». Un post que beaucoup attribuent au compte Instagram officiel de la ministre.

Un démenti lui-même démenti

La polémique a tellement enflé que l’entourage de Marlène Schiappa a été forcé de réagir. « La ministre n’a rien publié, ni son équipe et elle ne fait jamais de post sponsorisé ou assimilé », a indiqué une source au HuffPost ce lundi matin.

Mais quelques heures plus tard seulement, le même entourage a entamé un rétropédalage, n’indiquant plus un faux post, mais démentant, par le biais d’un communiqué signé de l’avocate de la ministre, Me Julia Minkowski, « tout recours à un placement de produit ou post sponsorisé sur Instagram. Toute affirmation contraire relèverait de la diffamation ».

Un compte Instagram devenu privé

« Nous serons très vigilantes quant au respect des droits de Madame la ministre Marlène Schiappa et serons contraintes de poursuivre toute personne qui participerait à ses allégations diffamatoires (…) », peut-on lire dans ce communiqué.

Toujours interrogé par le HuffPost, l’entourage de la ministre affirme qu’elle a passé son compte Instagram en mode privé (seuls ses abonnés peuvent désormais voir le contenu de son compte) après plusieurs messages de cyberharcèlement et des menaces.