Confinement : Ségolène Royal plaide pour « du sur-mesure » dans les régions

EPIDEMIE Certaines régions sont davantage frappées par l’épidémie de Covid-19

20 Minutes avec AFP

— 

Ségolène Royal lors du festival du Livre de Nice 2019.
Ségolène Royal lors du festival du Livre de Nice 2019. — Lionel Urman/SIPA

Quelques heures avant un nouveau Conseil de défense sanitaire, l’ancienne ministre socialiste, Ségolène Royal, a appelé, ce mardi, le gouvernement à « faire du sur-mesure » pour les régions davantage frappées par l’épidémie de Covid-19.

« Le vrai critère, c’est la capacité hospitalière », et « elle varie d’une région à une autre, donc faisons du sur-mesure par rapport aux régions les plus touchées », a-t-elle plaidé sur CNews, en estimant que tant que cette capacité « n’est pas saturée, il n’y a aucune raison de frapper une nouvelle fois sur la tête des Français ».

Il faut « éviter absolument » un troisième confinement, selon Ségolène Royal

Elle a ainsi considéré qu’avoir pris « des décisions homogènes sur l’ensemble du territoire » fait partie « des erreurs du passé » commises par le gouvernement qui ont contribué à alimenter « les doutes » des Français sur le bien-fondé des décisions et leur « suspicion » à l’égard du vaccin aujourd’hui.

L’ancienne candidate socialiste à la présidentielle a appelé à « éviter absolument » un troisième confinement, qui « serait un très très gros problème, non seulement économique mais aussi psychologique, éducatif, culturel ».

« Organiser la société » en « rotation » pour LFI

Le député LFI Eric Coquerel a abondé dans ce sens et estimé sur LCI qu’il était impossible d'« appuyer sur le bouton confinement », « indéfiniment ». « Le problème » est « d’éviter » de dépasser « la capacité des hôpitaux » : « Si depuis mars dernier, on avait mis les moyens (…) pour essayer au moins d’arranger les choses, on n’en serait peut-être pas là », a-t-il jugé.

Il a prôné deux autres solutions : donner aux malades « les conditions matérielles » de l’isolement et « organiser la société » en « rotation », « de façon à ce que les gens ne partent pas tous en même temps au travail ». A gauche toujours, le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a appelé sur France 2, « avant de parler de confinement », à « embaucher 50.000 à 60.000 personnes pour accompagner tous ceux qui ont été testés positifs » au Covid-19 et qui doivent être « suivis ».