Marseille : Le socialiste Benoît Payan, élu maire de Marseille... « La ville ne sera plus la plus inégalitaire du pays », promet-il

LIVE A 42 ans, le socialiste Benoît Payan devient le plus jeune maire de Marseille

Caroline Delabroy
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Benoît Payan a revêtu l'écharpe transmise par la maire démissionnaire Michèle Rubirola.
Benoît Payan a revêtu l'écharpe transmise par la maire démissionnaire Michèle Rubirola. — AFP

L’ESSENTIEL

  • Le socialiste Benoît Payan, membre du Printemps marseillais, est élu maire de Marseille.
  • Il succède à l’écologiste Michèle Rubirola, démissionnaire pour raisons de santé.
  • L’opposition de droite n’a pas pris part au vote dénonçant une « forme de déni de démocratie ».

A LIRE AUSSI

A VOIR

 

    Merci d’avoir suivi cette nouvelle élection du maire de Marseille avec nous ! Elle a réservé certes moins de suspense qu’en juillet dernier, mais elle a ouvert une nouvelle mandature, celle du plus jeune maire de Marseille. A très bientôt pour la suite des aventures marseillaises !

    11 h 19 Le conseil municipal d’élection du maire est terminé.

    «Mettons-nous à la hauteur de l’instant et du moment», a enjoint le maire Benoît Payan après chacune des prises de parole.

    Une pause de 15 minutes est décrétée, le temps que puisse s’exercer le contrôle de légalité de l’Etat sur cette élection.

    Un second conseil municipal classique va ensuite commencer, avec le passage en revue d’une centaine de rapports soumis au vote. La plupart ont trait à des questions d’ordre financier, avant la fin de l’exercice 2020.

    S’annonce ainsi un conseil largement épuré des sujets qui fâchent, comme le rapport de la chambre régionale des comptes sur la gestion des écoles, ou l’accord sur le droit de grève. Ces délibérations devraient être à l’ordre du jour du premier conseil municipal de 2021.

    11 h 13 Retour sur l’élection des adjoints au maire

    Le nombre d’adjoints au maire n’a pas changé, ils seront tous au nombre de 30 autour de Benoît Payan.

    Michèle Rubirola est la première adjointe.

    Pour info, les deux adjoints sans délégation issus des listes de Samia Ghali ne figurent pas sur la liste, mais deux de ses proches rejoignent l’exécutif (Hattab Fadhla et Hedi Ramdane).

    L’exécutif compte aussi un nouvel adjoint en la personne de Jean-Pierre Cochet (Printemps marseillais).

    Quelques changements dans l’ordre protocolaire :

    L’écologiste Sébastien Barles passe à la 10e place (il était à la 19e), Sébastien Jibrayel à la 18e (il était à la 29e) et Patrick Amico à la 12e place.

    Yannick Ohanessian passe, lui, au rang de 18e adjoint (13e auparavant) et Aïcha Sif (12e auparavant) au 15e rang.

    Absent de la liste, Arnaud Drouot, un proche de Benoît Payan, devrait entrer à son cabinet.

    10 h 55 Stéphane Ravier (RN) : «C’est un cambriolage soigneusement préparé»

    Légalement, le conseil d’élection du maire est sans débat. Mais il a été toutefois convenu une prise de parole par groupe à l’issue du vote.

    Au nom du Rassemblement national, Stéphane Ravier s’en donne à cœur joie, dénonçant « une véritable supercherie, une tromperie ».

    « On a parlé de hold-up démocratique pour cette élection, enchaîne-t-il. Mais à regarder de plus près, ce n’est pas un hold-up, sur ce que j’ai pu en voir à la télé c’est violent. C’est plutôt un cambriolage soigneusement préparé avec une bande de complices, de vieux briscards socialistes agissant en bande organisée pour réussir à rafler le magot, sans violence. Pour atteindre le paradis municipal, vous êtes passés par les égouts de la politique ! »

    10 h 30 Le nouveau marie de Marseille veut « une ville plus verte et plus juste ».

    En attendant les discours des groupes d’opposition, on revient sur le discours d’investiture du maire.

    « Marseille ne sera plus la ville la plus inégalitaire du pays et la ville la plus polluée de France », a-t-il insisté.

    « Je suis membre d’une majorité qui défend une ville plus verte, plus juste et plus démocratique qui se donne deux priorités : rassembler les Marseillais en combattant les injustices et dessiner l’horizon d’une ville durable », a aussi déclaré lors de son discours d’intronisation le 47e maire de Marseille, Benoît Payan.

    Lors de l’interruption de séance, avant le vote sur le nombre d’adjoints, une prise de parole de Benoît Payan était attendue à l’extérieur de l’hémicycle. Elle n’a finalement pas eu lieu, le nouveau maire se fait discret. Une petite vidéo pour vous donner l’ambiance lors de cette pause :

     

    10 h 10 Le conseil municipal vote à présent pour désigner le nombre d’adjoints

    La séance continue avec la désignation du nombre d’adjoints, qui restera au nombre de 30. Le vote se fait à bulletin secret avec passage devant l’urne.

    Comme la loi l’y autorise, la maire démissionnaire peut conserver son mandat de conseiller municipal. C’est le choix fait par Michèle Rubirola qui souhaite continuer à siéger au sein du conseil municipal.

    Les délégations ne seront pas attribuées en conseil municipal. Elles devraient être attribuées dès demain.

    10 h 06 Vous voulez en savoir plus sur le Printemps marseillais, cette coalition de gauche dont est membre Benoît Payan ? Relisez cet article d’Adrien Max.

     

    9 h 45 Benoît Payan : « Marseille appartient à ceux qui y vivent. C’est mon rêve pour Marseille, et ma promesse. »

    Le premier discours du socialiste Benoît Payan devenu maire de Marseille semble vouloir rassurer les électeurs du Printemps marseillais, cette coalition de partis de gauche et de collectifs citoyens qui avait d’abord désigné Michèle Rubirola comme tête de liste.

    « Cette histoire [de Marseille], c’est aussi celle de notre majorité, un rassemblement de gens venus d’ici, des militants associatifs et des directeurs d’école, des chefs d’entreprise et des enfants des cités, des ouvriers et des avocats, des salariés et, aussi, de responsables politiques, qui ont fait le choix de dépasser les étiquettes et les logiques partisanes. Je suis membre de ce rassemblement d’une majorité qui défend une ville plus verte, plus juste et plus démocratique ».

    Et de conclure par une citation d’Izzo, auteur de polar marseillais : « Comme le disait Izzo, 'Marseille appartient à ceux qui y vivent'. C’est mon rêve pour Marseille, et ma promesse. »

     

    9 h 27 Michèle Rubirola passe l’écharpe de maire à Benoît Payan.

    Après cette passation, sous les applaudissements nourris du Printemps marseillais et la huée des 9 élus du Rassemblement national, les élus LR reviennent dans l’hémicycle.

     

     

     

    9 h 22 Le socialiste Benoît Payan est élu maire de Marseille

     

    Sans surprise, Benoît Payan est élu à 42 ans maire de Marseille. Avec 53 voix, il obtient la majorité absolue dès le premier tour.

     

    A 42 ans, il devient le plus jeune maire de l’histoire de Marseille.

     

    Après 25 ans de règne de Jean-Claude Gaudin (LR) et une parenthèse verte de gauche de cinq mois et 11 jours, le PS reprend le fauteuil occupé pendant trente-trois ans par Gaston Defferre, ex-ministre de l’Intérieur de François Mitterrand.

    9 h 15 Le scrutin est clos, le dépouillement commence

    Le dépouillement devrait être rapide.

    On en profite pour vous rappeler le rôle joué par Samia Ghali qui a évacué jeudi les doutes en renouvelant son « contrat » avec le Printemps marseillais.

    Comment Samia Ghali pèse dans le débat politique, relisez l’article de Mathilde Ceilles.

    9 h 04 Le vote commence en l’absence des élus LR

    Après le départ des élus LR de l’hémicycle, le vote se déroule dans une ambiance plus apaisée. Contrairement au 4 juillet, les élus RN sont restés mais ils ne participent pas au vote.

    Durant ce vote, petit rappel d’arithmétique de cette nouvelle marseillaise.

    Le Printemps marseillais, large union de la gauche allant des écologistes au PS en passant par des Insoumis, des communistes et des collectifs citoyens, peut compter sur les 42 voix de ses élus, mais aussi sur les voix de deux transfuges venus des rangs de la droite, soit au total 44 voix.

    Pour atteindre la majorité absolue parmi les 101 sièges au conseil municipal, elle peut compter sur le soutien de Samia Ghali et de ses huit colistiers.

    8 h 55 Aucun autre candidat face à Benoît Payan

    L’ambiance est électrique. Tout le groupe LR quitte l’hémicycle après avoir annoncé ne présenter aucun candidat.

    8 h 50 Le doyen d’âge Guy Teissier dénonce un « déni de démocratie »

    Comme prévu, Guy Teissier (LR) préside la séance en sa qualité de doyen d’âge. Ce qui est un peu moins prévu sans doute, c’est sa longue prise de parole introductive. Après une tonalité nostalgique, où il retrace son parcours d’élu, il attaque fort dénonçant un «une forme de déni de démocratie».

    Et plus encore, il interroge après la démission de Michèle Rubirola : «Si certains y voient un tour de passe-passe, sans doute une forme de spécificité marseillaise, d’autres y voient un état de nécessité dû à votre état de santé, mais dans ce cas-là, pouvez-vous tenir ce rôle de première adjoint Madame Rubirola ?»

     

    Pour replonger dans les coulisses de ce quatrième tour, c’est par ici !

    8h40 Le premier adjoint Benoît Payan ouvre le conseil municipal

    Bonjour à tous, et bienvenue dans ce live !

    A partir de 8 h 30, nous suivrons en direct avec vous l’élection du nouveau maire de Marseille.

    Eh oui, nous voici de retour dans l’hémicycle du conseil municipal, après un troisième tour épique que vous aviez été nombreux déjà à suivre avec nous en juillet dernier. Pour ceux qui auraient manqué un épisode, l’écologiste Michèle Rubirola, première femme à être élue maire de Marseille, a en effet démissionné mardi pour raisons de santé. Elle souhaite voir lui succéder son premier adjoint, le socialiste Benoît Payan. L’élection lui semble acquise avec le soutien des élus du Printemps marseillais et surtout de Samia Ghali, qui a cette fois déminé le suspense avant la tenue du conseil. Mais à Marseille, on a un sens certain du drama et des joutes oratoires… On va suivre ça ensemble, restez connectés !