« Beauvau de la sécurité » : Macron répondra aux syndicats de policiers qui veulent boycotter la concertation

CHAISE VIDE Alliance, le principal syndicat du secteur, a notamment annoncé son intention de ne pas se rendre à l’invitation du gouvernement

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron lors d'une visite à la frontière espagnole, en novembre 2020. (archives)
Emmanuel Macron lors d'une visite à la frontière espagnole, en novembre 2020. (archives) — GUILLAUME HORCAJUELO / POOL / AFP

Emmanuel Macron « va répondre » aux syndicats de policiers Alliance et Unsa qui lui ont fait savoir leur refus de participer à sa concertation du « Beauvau de la sécurité » voulue en janvier, a déclaré mercredi Gérald Darmanin. « Je n’ai pas de doute que le dialogue se fera dans les deux sens », a ajouté le ministre de l’Intérieur lors de sa conférence de presse mensuelle sur l’activité des forces de sécurité, aux côtés de la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa.

« J’encourage tous les représentants et les personnels du ministère à discuter et à dialoguer », a poursuivi Gérald Darmanin, qui reçoit vendredi les organisations syndicales à tour de rôle. Dans un courrier envoyé lundi au chef de l’Etat, Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d’Alliance, a estimé qu’un « énième séminaire sans mesure concrète au préalable serait jugé indécent », en réclamant en préalable une « peine minimale incompressible pour les agresseurs de policiers », le « floutage » des policiers filmés et des « mesures sociales » dont la gratuité des transports.

L'interview à Brut ne passe toujours pas

Ces engagements, pris selon les syndicats devant eux par Emmanuel Macron lors d’une rencontre le 15 octobre, doivent déboucher sur des « réponses tangibles », a demandé de son côté l’Unsa-Police. Le bras de fer entamé avec Emmanuel Macron par ces deux syndicats, le premier majoritaire chez les gardiens de la paix et le second chez les CRS, fait suite aux déclarations du chef de l’Etat dans une interview au média en ligne Brut dans laquelle il avait reconnu des contrôles au faciès et des violences de la part de certains.

Son « Beauvau de la sannonce d’un écurité » afin d'« améliorer les conditions d’exercice » des forces de l’ordre et « consolider » leurs liens avec les Français n’a pas calmé la grogne des policiers qui continuent d’organiser des rassemblements quotidiens dans plusieurs villes de France. Interrogé par ailleurs sur l’effet que pourrait avoir la colère des policiers sur leur implication à faire respecter le couvre-feu, en vigueur depuis mardi soir pour lutter contre le coronavirus, Gérald Darmanin a dit « ne pas avoir constaté de difficultés particulières ».