Ségolène Royal prête à «s'occuper de l'international» au sein du PS

POLITIQUE L'ex-candidate au poste de Premier secrétaire veut peser davantage dans la nouvelle organisation du PS...

Avec agence

— 

"Aimez-vous les uns les autres, ou disparaissez!" (Ségolène Royal à l'université d'été du PS à la Rochelle, 27 septembre)
"Aimez-vous les uns les autres, ou disparaissez!" (Ségolène Royal à l'université d'été du PS à la Rochelle, 27 septembre) — Jean-Pierre Muller AFP

Ségolène Royal veut (encore) peser dans le Parti socialiste. Dans un entretien, au «Parisien», samedi, l'ex-candidate à la fonction de premier secrétaire du PS se dit «prête à prendre une responsabilité» au sein du PS. «Les Français et les militants attendent que nous soyons unis et que nous jouions collectif», argue-t-elle.

Et Ségolène Royal a déjà sa petite idée quant aux responsabilités qu’elle pourrait assumer: « l'international par exemple». «Comme ça, on ne me reprochera plus de me déplacer de ma propre initiative», a lancé celle qui a assisté cette semaine à Washington à l'investiture du président américain Barack Obama. Mais rien n’est fait. «On discutera de tout cela, je lui avais déjà fait des propositions, il y a quelques semaines, qui n'ont pas été acceptées», lui a répondu la première secrétaire du PS Martine Aubry sur «Europe 1».

Piques

En revanche, Ségolène Royal indique qu'elle «n'envisage pas» d'être candidate aux élections européennes de juin car elle «préfère» son mandat de présidente de la région Poitou-Charentes. S'agissant du contre-plan face à la crise financière, présenté cette semaine par Martine Aubry, l'ancienne candidate à la présidentielle estime qu'il a «le mérite d'exister», mais qu'il faut «aller plus loin avec un volet sur la croissance écologique et sur la réforme fiscale». Elle a regretté de ne pas avoir «retrouvé» dans le plan Aubry les propositions qu'elles avait envoyées «il y a 15 jours».

«Peut-être que Ségolène Royal qui revient des Etats-Unis, va regarder le plan dans les détail», a dit de son côté Martine Aubry. Elle a fait des propositions comme tous ses amis et elles ont fait partie comme toutes les autres de ce que nous avons mis sur la table.»

Enfin, dans l'affaire Julien Dray, Ségolène Royal renouvelle «bien sûr» son amitié au député PS. «On a dit de moi que je l'avais lâché. Ce n'est pas le cas. Simplement, je ne peux rien dire de plus car je n'ai pas d'informations», ajoute-t-elle.