Présidentielle 2022 : Jacline Mouraud, figure des « gilets jaunes », annonce sa candidature

ANNONCE Entrepreneuse indépendante à Bohal (Morbihan), Jacline Mouraud avait dit envisager la présidentielle de 2022, dans un entretien à l’AFP dès novembre 2019

20 Minutes avec AFP

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Jacline Mouraud prépare son projet de parti, le 14 janvier 2019.
Jacline Mouraud prépare son projet de parti, le 14 janvier 2019. — RETMEN/SIPA

Jacline Mouraud, figure des « gilets jaunes », a annoncé ce lundi sa candidature à la présidentielle de 2022 en tant que représentante de « la France ordinaire » et face au « candidat » Emmanuel Macron qui, estime-t-elle, « n’est plus à la hauteur de sa fonction de président ».

Jacline Mouraud, 53 ans, avait posté en octobre 2018 sur Facebook une vidéo devenue virale qui dénonçait « la traque aux automobilistes », en faisant une égérie des « gilets jaunes ».

Entrepreneuse indépendante à Bohal (Morbihan), Jacline Mouraud avait dit envisager la présidentielle de 2022, dans un entretien à l’AFP en novembre 2019. Les principaux candidats à l’Élysée officiellement déclarés sont le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, et la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen.

Ancienne porte-parole des « gilets jaunes »

« En raison de la situation générale de la France, j’ai décidé, après mûre réflexion, de participer à l’élection présidentielle de 2022 pour représenter le peuple des gens ordinaires dont je suis », a déclaré Jacline Mouraud. « Mon ambition est de redonner la parole à ceux qui en ont été trop longtemps privés. Ma volonté est de rassembler le peuple français dans sa diversité, malgré les fractures nombreuses et injustes, qui déchirent notre société et qui nous divisent », écrit-elle.

Jointe par l’AFP, Jacline Mouraud a indiqué avoir « pris ses distances avec la violence du mouvement » des « gilets jaunes » tout en restant fidèle à la non-violence du « canal historique » du mouvement.

Ancienne porte-parole des « gilets jaunes », elle dit vouloir représenter la « France ordinaire celle dont personne se soucie à Paris, des technocrates qui ne sortent jamais de leurs bureaux ». « Clairement, ma décision a été prise au mois de septembre, je voulais attendre le mois de janvier pour l’annoncer et ce sont les propos d’Emmanuel Macron au média Brut, des propos indignes d’un président [qui m’ont décidé] », a-t-elle expliqué. « Quand il parle des violences policières, il n’est plus à la hauteur de la fonction, le candidat a été plus fort [que le] président », estime Mme Mouraud.

« Je suis d’une droite sociale, mais je ne fais pas partie de ceux comme Mélenchon qui pensent qu’en détruisant la France on la fait progresser. Je ne suis pas dans le sérail de Marine Le Pen, pas une conservatrice non plus. Je suis pour une France de progrès mais une France de bon sens », assure Jacline Mouraud qui espère recueillir les 500 parrainages d’élus nécessaires pour valider sa candidature. « En l’état actuel des choses c’est tout à fait possible. Je travaille avec les maires, je travaille avec des gens qui travaillent avec une réalité de terrain », souligne Jacline Mouraud.