Bruno Retailleau veut des « brigades anti-black blocs » dans les manifestations

PRE-CAMPAGNE Le candidat à la candidature de LR pour 2022 parle d’organisation « paramilitaire » pour désigner les black blocs.

20 Minutes avec AFP

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Bruno Retailleau, le chef des sénateurs et sénatrices Les Républicains.
Bruno Retailleau, le chef des sénateurs et sénatrices Les Républicains. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Le sénateur LR Bruno Retailleau, invité dimanche à commenter les violences de la manifestation de la veille à Paris, a préconisé d’y répondre par la création dans la police de « brigades anti black blocs ». « C’est tout à fait nouveau (…), on a affaire à une organisation paramilitaire de gens très bien entraînés », a fait valoir sur BFMTV l’ancien soutien de François Fillon à la présidentielle de 2017.

« On peut les attraper, mais il y a un problème de judiciarisation », a-t-il poursuivi : « Je propose que l’on crée des brigades anti-black blocs. Il faut réussir sur une longue distance à observer des caméras de vidéoprotection, il faut observer les réseaux sociaux… » « Leur unique fonction serait l’infiltration, cette étude des images, pour pouvoir avoir des incriminations », a encore expliqué le chef de file des sénateurs LR.

« Ce qui restera du bilan d’Emmanuel Macron, c’est la discorde et le désordre, rien de plus », a encore asséné Bruno Retailleau, pressenti parmi les possibles candidats de la droite à la présidentielle de 2022. Il s’est par ailleurs de nouveau prononcé en faveur d’une « primaire ouverte » aux militants, mais aussi aux sympathisants de la droite en vue de l’échéance.