Malgré la pandémie, « les réformes restent d’actualité » affirme le rapporteur général du budget

RETRAITES La réforme des retraites pourrait revenir sur le devant de la scène, mais pas seulement

20 Minutes avec AFP

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Le député LREM Laurent Saint-Martin.
Le député LREM Laurent Saint-Martin. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Les réformes structurelles portées par Emmanuel Macron, notamment les retraites et l’assurance-chômage, « restent d’actualité » dans un contexte politique, économique et social bouleversé par la crise sanitaire, assure au Journal du Dimanche le rapporteur du budget Laurent Saint-Martin. « C’est juste le calendrier qui est repensé à l’aune de la crise », explique le député LREM, en soulignant les limites de l’endettement massif décidé par l’exécutif pour empêcher l’effondrement de l’économie depuis mars dernier.

Le débat sur une reprise de la réforme des retraites, en particulier, est réapparu dernièrement dans la majorité. La réforme du gouvernement avait engendré plusieurs journées de grèves et de manifestations fin 2019, début 2020. Pour Laurent Saint-Martin, « reprendre des discussions avec les partenaires sociaux, les débats au Parlement, sur la base du texte adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, n’est pas réaliste et souhaitable. La situation a changé, les ministres aussi. Mais la réforme des retraites reste à notre agenda ».

« Le 'travailler plus' sera une des clés afin de générer de la croissance », poursuit-il dans Le JDD : « Cette notion, souvent décriée, n’est pas qu’une question de durée de travail. Mais aussi de nombre de personnes qui travaillent. La baisse du chômage structurel reste l’un de nos objectifs. » Selon Laurent Saint-Martin, qui écarte l’austérité budgétaire, « il existe quatre leviers » pour commencer à diminuer la dette de la France : « Une remontée de l’inflation, ça n’est pas le cas aujourd’hui. Une hausse des impôts, on s’y refuse. Diminuer la dépense publique. Là, il s’agit de mener des réformes structurelles efficaces et justes. Enfin, doper la croissance. C’est notre axe prioritaire et l’objet du plan de relance, qui doit l’accroître de 1,5 %. »