Islamisme : Pour Valérie Pécresse, il faut casser « les ghettos urbains »

RADICALISATION La présidente de la région Ile-de-France estime également qu'« il faudrait être aveugle pour ne pas voir » le lien entre terrorisme et immigration

20 Minutes avec AFP

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Valérie Pécresse, à Bobigny le 26 Novembre 2020
Valérie Pécresse, à Bobigny le 26 Novembre 2020 — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Pour Valérie Pécresse le constat est clair : il faut repenser l’urbanisation pour contrer l’islamisme. La présidente de la région Ile-de-France estime ainsi dans un entretien au Journal du Dimanche qu'« on n’éradiquera pas l’islamisme si on ne casse pas les ghettos urbains ». La présidente du mouvement Libres ! dénonce également un « séparatisme urbain ».

« Le gouvernement détourne la tête »

Ces « ghettos (…) favorisent l’entre-soi, le repli communautaire et l’endoctrinement », estime l’élue ex-LR, considérée comme une possible candidate de la droite à la présidentielle de 2022. « Devant ce séparatisme urbain, le gouvernement détourne la tête », dénonce-t-elle, regrettant que « l’amorce d’une réflexion sur la banlieue il y a deux ans, avec le plan Borloo, a été tuée dans l’œuf ».

Interrogée sur un éventuel lien entre « terrorisme et immigration », la présidente de la région Ile-de-France estime qu'« il faudrait être aveugle pour ne pas [le] voir ». « L’assassin de Samuel Paty était tchétchène. L’attentat de Nice a été commis par un Tunisien en situation irrégulière. Mais des jeunes Français grandissent aussi dans la haine de leur pays », souligne Valérie Pécresse. « L’ennemi, c’est l’islamisme, lié à l’islam politique, cette idéologie qui lave le cerveau de Français et de migrants et les pousse à prendre les armes contre la France », poursuit-elle dans le JDD.

Le projet mercredi en Conseil des ministres

En gestation depuis des mois, le projet de loi, voulu par le président de la République et destiné à lutter contre le séparatisme et l’islam radical, doit être présenté mercredi en Conseil des ministres. Obligation de l’enseignement à l’école dès 3 ans, neutralité des services publics, contrôle renforcé des associations et organisation des cultes sous « l’esprit initial » de la loi de 1905 devraient y figurer.