Mort de Valéry Giscard d’Estaing : Emmanuel Macron décrète un jour de deuil national le 9 décembre

HOMMAGE Revivez avec nous les réactions à la mort de l’ancien président de la République, qui s’est éteint mercredi soir à l’âge de 94 ans

Rachel Garrat-Valcarcel (avec L. Br., B.V. et P. B.)

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Mort de Valéry Giscard d’Estaing : Allocution hommage d'Emmanuel Macron
Mort de Valéry Giscard d’Estaing : Allocution hommage d'Emmanuel Macron — Capture d'écran - https://www.francetvinfo.fr/en-direct/tv.html

L’ESSENTIEL

  • Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la République, est mort à l’âge de 94 ans
  • L’ancien président de la République est décédé « entouré de sa famille » dans sa propriété d’Authon dans le Loir-et-Cher.
  • Plusieurs personnages politiques lui ont rendu hommage mercredi soir. C’est le cas de deux autres anciens présidents : Nicolas Sarkozy a ainsi évoqué « son admiration » pour VGE, quand François Hollande saluait « un homme d’Etat qui a fait le choix de l’ouverture au monde ».

A VOIR

A LIRE AUSSI

 

Ce live prend fin. Merci de nous avoir suivis toute la journée. « Au revoir ».

20h32 : Plus de 300 morts en 24 heures, la décrue se poursuit en réanimation

Un peu plus de 300 malades du Covid-19 sont décédés à l’hôpital en 24 heures, tandis que le nombre de patients en réanimation poursuit sa décrue, selon les données de Santé publique France publiées jeudi. Au cours des dernières 24 heures, 326 patients malades du Covid-19 sont décédés à l’hôpital, contre 313 la veille, portant le total depuis le début de l’épidémie à 54.140.

La pression continue par ailleurs de s’alléger lentement sur les hôpitaux : les services de réanimation comptaient jeudi 3.415 patients hospitalisés contre 3.478 mercredi, avec 184 nouvelles admissions sur 24 heures (161 la veille). Le nombre de personnes hospitalisées avec un diagnostic Covid-19 poursuit également sa baisse, à 26.675 contre 26.986 la veille, après un pic de plus de 33.000 patients atteint le 16 novembre.

Le taux de positivité (proportion du nombre de personnes positives par rapport au nombre total de personnes testées) était de 10,7 % (10,8 % mercredi). Le nombre de nouveaux cas de contamination confirmés au cours des dernières 24 heures était de 12.696, contre 14.064 la veille.

20h10 : « Son leg de modernité demeurera »

« Son leg de modernité demeurera. Notre République est transmission. Au moment où se tourne avec sa mort, une part de l’histoire de notre pays, soyez sûr que je ferai tout pour faire vivre cette flamme du progrès et l’optimisme qui l’anima toute sa vie », conclu Emmanuel Macron.

20h08 : Un hommage solennel rendu au Parlement européen de Strasbourg le 2 février, jour de la naissance de VGE 

20h05 : Pas d’hommage national mais un jour de deuil national le 9 décembre

« Par pudeur, Valéry Giscard d’Estaing ne souhaitait pas que soit organisé un hommage national. Ses obsèques auront lieu dans l’intimité familiale. Je décréterai un jour de deuil national le mercredi 9 décembre », annonce le chef de l’Etat. « Les Français qui le souhaitent pourront écrire quelques mots d’hommage dans nos mairies, et à Paris au musée d’Orsay, ce haut lieu de culture que nous lui devons », ajoute-t-il.

20h05 : Valéry Giscard d’Estaing a « changé la France », estime Emmanuel Macron

« Il a présidé à une profonde mutation de notre pays. Il a fait entrer la France dans une modernité sociale, institutionnelle. (…) Il a regardé notre pays en face avec les yeux d’une génération nouvelle qui a voulu le progrès sans sacrifier nos libertés. »

20h03 : « Si notre continent est plus fort, c’est aussi à sa passion européenne que nous le devons », rappelle Emmanuel Macron

« Par son œuvre, sa pensée, son action, il habite aujourd’hui nos vies. Ce qu’il a accompli nous accompagne toujours ».

20h02 : « Il aura été une figure centrale de l’histoire de notre République. (…) La défense des femmes, le divorce par consentement mutuel, l’IVG (…). Si notre société s’est modernisée, ouverte, si nos vies sont plus libres, c’est aussi à son courage et à son audace que nous le devons »

20h01 : « Valéry Giscard d’Estaing a quitté hier le pays qu’il a aimé et le pays qu’il a servi », débute Emmanuel Macron

« J’appartiens à une génération née sous sa présidence et qui n’a pas toujours mesuré à quel point il avait changé la France pour elle. »

19h54 : « Un homme intelligent, élégant, un homme d’Etat », selon Jean Castex

Interrogé sur la mort de Valéry Giscard d’Estaing, Jean Castex a indiqué ne l’avoir « croisé qu’une seule fois ». « Je ne peux pas prétendre que je le connaissais, mais le septennat de VGE correspond à mon éveil à la vie publique, à la citoyenneté » a indiqué le Premier ministre.

19h51 : Les obsèques de Valéry Giscard d’Estaing auront lieu samedi à Authon dans le Loir-et-Cher, « dans la plus stricte intimité familiale », annonce son entourage

19h45 : Emmanuel Macron va prendre la parole à 20 heures pour rendre hommage à l’ancien président, Valéry Giscard D’Estaing

17h54 : Macron, Giscard, même combat ?

Un point de vue intéressant venu de Suisse, à quelques heures de l’hommage que l’actuel président de la République doit rendre à son prédécesseur.

 

17h43 : La dernière affaire de VGE

Depuis quelques mois, l’ancien président de la République était accusé d’agression sexuelle par une journaliste allemande. Une agression qui aurait eu lieu en 2018. Une plainte avait été déposée et une enquête ouverte en mai dernier. Nous en parlions il y a quelques mois.

17h36 : Les Chirac et les Giscard d’Estaing unis dans la douleur

Bernadette Chirac, veuve de l’ancien président Jacques Chirac, a écrit une lettre de condoléances à Anne-Aymone Giscard d’Estaing après la mort de son époux, a déclaré Claude Chirac. Bernadette Chirac s’apprête à adresser cette lettre de réconfort à la veuve de l’ancien chef de l’Etat, a indiqué sa fille.

Claude Chirac a relevé qu’outre le fait d’avoir été présidents de la République, Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing – dont les différends politiques et personnels étaient notoires avaient tous deux vécu le même drame familial, à savoir la perte de l’un de leurs enfants. Laurence, la fille aînée des Chirac, est décédée en avril 2016 à l’âge de 58 ans, près de trois ans et demi avant son père, tandis que Jacinte, la benjamine des quatre enfants Giscard d’Estaing, est morte en janvier 2018 à 57 ans.

17h30 : « Mitterrand, t’es foutu, les giscardiens sont dans la rue »

Le 10 mai 1981 est une date de l’histoire de France : c’est bien sur la victoire de François Mitterrand face à Valéry Giscard d’Estaing. Ce reportage d’Antenne 2 montre les visages déconfits au QG du président-candidat, rue de Marignan. Pour la première fois depuis un quart de siècle, la droite perd le pouvoir en France.

 

17h21 : Une si longue histoire

La rivalité VGE/Chirac est l’une des grandes rivalités de l’histoire politique française. Elle a mille fois été racontée mais, une nouvelle fois, je vous conseille cet épisode de 2015 de l’émission Affaires sensibles, sur France Inter. Elle se déploiera bien au-delà de la fin du septennat difficile de Giscard et de sa défaite, en partie causée par le mou soutien du RPR pour le second tour de la présidentielle de 1981.

17h14 : « Je ne dispose pas, des moyens que j’estime aujourd’hui nécessaire… »

VGE/Chirac, tout avait si bien commencé. C’est le jeune Chirac qui met la campagne de Giscard sur orbite en 1974. Et il en récolte les fruits en devant premier ministre. Mais les relations entre les deux hommes se dégradent vite. Et en 1976, à la fin de l’été, Jacques Chirac démission de manière fracassante. Il est remplacé par Raymond Barre. La conférence de presse de l’élu corrézien est restée dans les mémoires.

 

17h08 : La frayeur de 1978

En 1977, la gauche remporte une victoire historique aux élections municipales. François Mitterrand annonce déjà l’arrivée de la gauche au pouvoir aux législatives de 1978. Deux mois avant le scrutin, le président Giscard d’Estaing fait un discours qui sera vu comme décisif, à Verdun-sur-le-Doubs. Il exorte les Françaises et les Français à faire «le bon choix». La formule restera. Après un premier tour des législatives où la France est littéralement coupée en quatre entre UDF et RPR à droite et PCF et PS à gauche, finalement la droite l’emporte de peu au second tour. Mais, qui sait, si François Mitterrand était devenu premier ministre d’une toute première cohabitation en 1978, VGE aurait peut-être été réélu en 1981 ?

17h00 : Savez-vous que dans un monde parallèle Giscard d’Estaing a été réélu en 1981 ?

 

16h53 : TéléVGE

Valéry Giscard d’Estaing a jeté les bases du paysage audiovisuel français actuel. Elu en mai 1974, il ne perd pas de temps pour réaliser l’une de ses promesses de campagne, l’éclatement de l’Office de radiotélévision française (ORTF), ce puissant groupe public constitué en 1964, en plein gaullisme triomphant. La loi du 7 août 1974 remplace l’ORTF par sept sociétés distinctes dont TF1, A2, FR3 et Radio France.

« Pour autant, le cordon n’est pas totalement coupé » entre l’audiovisuel et le pouvoir, souligne l’historien des médias Christian Delporte. Si Giscard a supprimé symboliquement le ministère de l’Information qui avait été recréé sous l’ère Pompidou, l’Etat conserve son monopole sur la télévision. Il fixe en outre les budgets des chaînes et le pouvoir maintient un contrôle indirect sur l’information. Les gouvernements de Giscard d’Estaing s’opposent par ailleurs aux radios libres, grand phénomène culturel des années 1970, et cherchent au contraire à conforter le monopole de l’Etat sur les ondes.

16h48 : Programme TV

On vous a parlé de la rediffusion à venir de Une partie de campagne de Raymond Depardon, dimanche, sur France 5. Mais France Télévisions prépare d’autres documentaires dans les jours à venir : ce soir, à 21h05, France 2 rediffuse un épisode de Un jour, un destin, de Laurent Delahousse, consacré à VGE, « l’homme qui voulait être aimé » ; dimanche, après le film de Depardon, France 5 diffusera un documentaire de Patrice Duhamel, C’était Giscard, à 22h20. En région, France 3 Auvergne prendra l’antenne à 17h15 ce soir pour un débat et la diffusion du documentaire Giscard, l’impossible retour.

16h36 : Chamalières pleure son président

À Chamalières, fief historique de Valery Giscard d’Estaing, la plupart des habitants ont appris « avec consternation » jeudi matin la mort de leur ancien maire regrettant « un grand président », « défenseur de l’Auvergne ». La cité thermale aux villas cossues, située sur les hauteurs de Clermont-Ferrand, semble sous le choc après l’annonce du décès de l’ancien chef d’Etat.

Claude Aubert, adjoint aux ressources humaines, a été chargé de l’organisation des hommages au pied levé, en l’absence du maire actuel, Louis Giscard d’Estaing, fils de l’ancien président. Un registre de condoléances, avec fleurs et barnum, doit être installé à l’extérieur de la mairie « dans l’après-midi pour que le public puisse témoigner », détaille l’adjoint, et un hommage devrait lui être rendu lors du prochain conseil municipal.

La plupart des habitants croisés dans les allées du parc ou à proximité de la mairie ne tarissent pas d’éloges à l’égard de leur ancien maire et rares sont les voix discordantes. « C’était le président le plus intelligent de la cinquième République, c’était la grandeur de la France et un défenseur de l’Auvergne. Il manque beaucoup. Depuis son départ, c’est le déclin », s’enflamme Denise Mayet, une Chamaliéroise de 77 ans, vêtue de noir, chapeau de feutre sur la tête et panier de courses à la main.

16h29 : Une partie de campagne

La campagne présidentielle de Valéry Giscard d’Estaing en 1974 est la première de cette envergure en France à être suivie par une caméra pour un documentaire. VGE choisie le jeune Raymond Depardon. Une fois élu, Giscard n’aime pas le film, il interdit sa diffusion. Personne ne verra ce film avant… 2002 ! Rendez-vous compte ! L’émission de France Inter Affaire sensible était revenue sur cette histoire incroyable il y a quelques années.

Une partie de campagne est vraiment un documentaire politique, sans commentaires, incroyable. Il sera rediffusé à 20h55, dimanche sur France 5. C’est vraiment à ne pas manquer, notamment pour la longue séquence qui montre le nouveau président seul, le soit du second tour, dans son bureau du Louvre, au ministère des Finances. Voici un autre extrait.

 

16h23 : Giscard de justesse

Mais revenons à 1974. Valéry Giscard d’Estaing est élu troisième président de la Ve République, c’est le plus « mal » élu car, effectivement, le scrutin a bien été très serré : le nouveau président a obtenu 50,81 %, soit un peu plus de 400.000 voix de plus que François Mitterrand sur 26,3 millions de bulletins exprimés. Le 27 mai, moins de deux mois après la mort de Georges Pompidou il est investi et nomme Jacques Chirac, tient donc, à Matignon.

 

16h09 : Meilleure reprise de volée à retardement de l’histoire

François Mitterrand, acculé par le débat où il prendra aussi dans la figue la réplique sur « le monopole du cœur », qui restera elle aussi dans les annales, ne se relèvera pas et perdra l’élection présidentielle de 1974, on y revient. Mais en 1981, toujours face à Valéry Giscard d’Estaing, il est prêt. Lors du débat d’entre deux tours il envoie au président sortant une cinglante réponse : « Vous avez tendance un peu à reprendre le refrain d’il y a sept ans, 'l’homme du passé'. C’est quand même ennuyeux que dans l’intervalle vous soyez devenu, vous, l’homme du passif. » Cette fois, vous le savez, c’est VGE qui perd.

 

16h01 : La leçon de Giscard à Mitterrand

Le second tour de l’élection présidentielle de 1974 s’annonce serré. Distancé au premier tour, Valéry Giscard d’Estaing peut compter sur un total des voix de droite supérieur au total des voix de gauche. Mais, pour la première fois sous la Ve République, il apparaît tout de même que la gauche, via François Mitterrand, peut l’emporter.

Les deux candidats au second tour d’une présidentielle vont s’affronter dans un duel télévisé inédit. Mitterrand, déjà ministre sous la IVe République, n’est pas à l’aise, à l’inverse de VGE. Dix ans plus jeune que le socialiste, Giscard veut profiter à plein de son avantage. Ça se traduira dans une longue tirade où il qualifiera François Mitterrand « d’homme du passé », alors qu’il explique qu’il propose le changement mais sans « le risque », le risque socialiste dans son esprit bien sûr.

 

15h52 : Giscard prend l’avantage

Valéry Giscard d’Estaing se déclare candidat à la présidentielle de 1974 le 8 avril, six jours après la mort de Pompidou, quatre jours après la déclaration précipitée de Chaban-Delmas. Il veut « regarder la France au fond des yeux », depuis sa mairie de Chamalières où il fait son annonce. Mais, comme dit plus tôt, il n’a pas derrière lui une grande force politique organisée et ça se voit : la campagne de Chaban est bien mieux organisée grâce au puissant parti gaulliste.

Mais les maladresses du candidat gaulliste profitent au ministre de l’Economie et des Finances, il passe devant lui dans les sondages. La dynamique et là et la meilleure maîtrise d’une communication moderne et audiovisuelle par VGE va payer. Il termine largement devant Jacques Chaban-Delmas au premier tour de la présidentielle, c’est le centriste qui affrontera le candidat unique du Programme commun de la gauche, François Mitterrand, largement en tête mais sans réserves de voix.

 

15h44 : Qui pour succéder à Pompidou ? VGE pas favori à la base
La droite gaulliste compte bien garder l’Elysée. Mais le candidat favori, gaulliste historique, Jacques Chaban-Delmas, maire de Bordeaux, ne fait pas l’unanimité. Premier ministre de 1969 à 1972, ses idées très progressistes pour l’époque, synthétisées dans son projet de « Nouvelle société » ne plaisent pas à une partie de la droite conservatrice.

A la mort de Pompidou, on tend un piège à Chaban à qui on dit qu’il lui faut se déclarer candidat le plus tôt possible pour prendre l’avantage. Le geste sera mal pris par l’opinion alors que les hommages au président défunts ne sont pas terminés. Quelques jours plus tard, « l’appel des 43 », signé par une quarantaine de députés gaullistes qui soutiennent Giscard contre lui apparaît comme un coup de grâce. A la manœuvre, le tout récent ministre de l’Intérieur, Jacques Chirac.

 

15h37 : C’était qui, Valéry Giscard d’Estaing en 1974 ?
Il est temps de revenir sur le plus grand moment de la carrière de Valéry Giscard d’Estaing, sa victoire présidentielle de 1974. VGE est à l’époque le leader d’un petit parti, les Républicains indépendants. Pas très grand mais décisif : en 1967, la droite gaulliste n’est majoritaire à l’Assemblée nationale que grâce aux centristes.

Après quelques années aux Finances, de 1959 à 1966, Giscard revient au Louvre, l’ancienne place du ministère de l’Economie et des Finances, en 1969, après l’élection de George Pompidou. Il est toujours ministre de l’Economie et des Finances, un poste clé bien sûr, en 1974 quand le président Pompidou meurt des suites de la maladie de Waldenström, deux ans avant l’échéance de son mandat.

15h28 : La fête des voisins

C’est l’occasion de vous dire que VGE était un fan de la fête des voisins. Mais dans le 16e, on trinque au champagne et dans les flûtes, mais avec du rosé dans des gobelets en plastique. Regardez cette archive de France 2 de la fin des années 2000.

 

15h21 : L'homme le plus classe du monde ? 

« Hyper sympa », « moderne », voire « révolutionnaire » : les voisins parisiens de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing louent un homme « proche des gens » qui aura marqué l’histoire contemporaine de la France. Il n’y a pas foule jeudi matin devant l’hôtel particulier de « VGE », rue de Bénouville (16e arrondissement de Paris). Mais les souvenirs abondent pour les habitants du quartier parisien rencontrés par l’AFP. La nouvelle est « une petite claque » pour Charlotte Berdugo, 43 ans, « née pendant son septennat ». Elle se souvient l’avoir « toujours vu, lui et Anne-Aymone », son épouse, et qu’il était « toujours hyper sympa ».

« A chaque fois qu’il sortait de sa voiture il faisait toujours un petit signe de la main. Hyper poli, hyper gentil, il allait à la boulangerie », raconte-t-elle en louant aussi un homme « très classe » qui, il y a même quelques mois, sortait encore de sa voiture « avec élégance ». Pour elle, « il a fait avancer la France ». Comme pour Christian Studer, 64 ans, cadre dans une grande entreprise qui avait « participé à sa campagne en 74, l’année de (son) bac ». « J’étais en province et il était passé en meeting à Asnières », se remémore-t-il.

15h14 : Poésie

Un Giscard ému, c’est aussi ce que l’on retrouve dans cet extrait d’un entretien qu’il avait donné il y a quelques années à Frédérique Mitterrand.

 

15h06 : « Ça me fait quelque chose »

Valéry Giscard d’Estaing, né en 1926, avait évidemment été très marqué par l’Occupation (1940-1944). Cela ne l’avait pas empêché d’être, on l’a vu plus tôt, un ardent défenseur de la réconciliation franco-allemande. Pourtant, en 1994, 50 ans après la Libération, il est tout près de fondre en larmes au journal de 20 heures de France 2 quand on lui demande de s’expliquer sur le fait que lui, l’ardent européen, ne voit pas d’un bon œil le défilé de militaires allemands de l’Eurocorps sur les Champs-Elysées le 14 Juillet. La séquence est poignante.

 

14h57 : Valéry Giscard d’Estaing le militaire

 

14h49 : BB VGE

 

14h41 : Éclate-moi le passage

Les Guignols se sont vraiment beaucoup moqués de VGE, notamment de son duo dans l’opposition avec Jacques Chirac jusqu’en 1993. C’est de là que vient la fameuse expression « Le monsieur te demande… » quand Chirac cherche à faire passer Giscard pour un vieux hors du coup. Je n’ai pas retrouvé ce type d’extraits, mais un autre, un sketch mythique sorti après la publication du roman de l’ancien président Le Passage. Un roman semi-érotique, alors les auteurs des Guignols imaginent une adaptation porno au cinéma...

 

14h33 : Valy

Cette manière de s’inviter chez les « Françaises et Français moyens » finira par faire rire, et longtemps après la fin du mandat présidentiel de Giscard. Au début des années 1990, VGE est toujours à la tête de l’UDF et est l’un des deux chefs de l’opposition avec Jacques Chirac. Il ambitionne secrètement de se représenter à la présidentielle de 1995. Sa façon de la « jouer popu », avec l’inénarrable accordéon, suscite les moqueries des Guignols de l’info, ici en 1991, juste après la fin de la guerre du Golfe (c’est le « cessez-le-feu » dont il est question).

 

14h27 : La révolution de la communication politique

C’est clairement l’une des images de son mandat, de sa carrière : Valéry Giscard d’Estaing, ce grand bourgeois, a voulu aller à la rencontre les Français et des Françaises. L’INA revient là-dessus.

 

14h20 : En Belgique aussi, Valéry Giscard d’Estaing fait la une ce matin

 

14h12 : La Dordogne, c’est pas si loin de l’Auvergne

 

14h05 : Le RER, sous Paris et sous Giscard

Pour rester à Paris, c’est VGE qui a inauguré le vieux projet de « métro régional », devenu RER, en 1977. Quand il quitte le pouvoir, seul une partie du RER A et du RER B actuels sont ouverts.

 

13h57 : Musée d’Orsay, Cité des sciences et « fin d’une anomalie démocratique »… Comment VGE a marqué Paris

Tout au long de sa vie, VGE aussi a entretenu une relation avec Paris qu’il « portait dans son cœur et lui a toujours voué un intérêt tout particulier », a salué l’édile de Paris, Anne Hidalgo. Notre journaliste Romain Lescurieux vous explique tout et c’est à lire juste en dessous.

 

13h34 : Le Daily Mail titre sur une liaison de VGE avec Lady Diana

Certaines descriptions de VGE peuvent surprendre. « L’ancien président français Valery Giscard d’Estaing meurt du Covid : Leader qui était autrefois lié à une liaison avec la princesse Diana ». Le journal britannique Daily Mail annonce ce jeudi le décès du troisième président de la Ve Républiqueen évoquant les rumeurs de liaisons avec Lady Diana.

Une rumeur que VGE a lui-même laissée planer avec la parution de son roman La princesse et le président (Editions de Fallois), paru en 2009. L’ancien chef de l’Etat y décrit l’histoire d’amour entre Lady Patricia et le président Jacques-Henry Lambertye. Cette intrigue avait fait couler beaucoup d’encre dans la presse britannique, mais VGE avait coupé court aux rumeurs dans un entretien au Point la même année. « J’ai inventé les faits, mais pas les lieux ni les décors, que j’essaie de peindre avec une écriture très visuelle » avait-il confié.

13h24 : Jean-Claude Juncker salue « le bilan impressionnant » de VGE

L’ancien président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, 65 ans, a salué « le bilan impressionnant d’intelligence, de perspicacité et d’une grande ambition pour le continent » de l’ancien président français. « Nos idées se sont rapprochées au fil des années. Il n’était pas stupidement idéologique et a peu à peu abandonné son approche néo-libérale », a-t-il raconté.

Jean-Claude Juncker a insisté sur les « talents de fédérateur » de Valery Giscard d’Estaing en sa capacité de président de la Convention pour l’avenir de l’Europe qui, au début des années 2000, devait mener vers une constitution européenne. « En France, il a été à l’origine de mesures que les jeunes tiennent pour éternelles comme le droit au divorce, le droit de l’avortement… ou le TGV », a-t-il ajouté.

13h20 : Premier président à se rendre à Wallis-et-Futuna

En Outre-mer, Valéry Giscard d’Estaing restera le premier président français à s’être rendu à Wallis et Futuna, et celui du référendum sur les Comores, qui marqua l’indépendance de l’archipel, à l’exception de Mayotte, qui préféra rester française. « VGE » avait accompli en juillet 1979 une grande tournée dans le Pacifique, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie, mais aussi à Wallis.

13h12 : On célèbre VGE en musique

Accordéon, feat avec Cloclo, chansons « de bienvenue »… C’est le moment de faire un tour dans la playlist de VGE. Notre journaliste culture fait le point sur les pépites musicales qui ont marqué la vie de l’ancien président de la République.

 

12h52 : Boris Johnson rend hommage à Giscard d’Estaing, « grand modernisateur de la France »

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a rendu hommage jeudi à l'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing, saluant «un grand modernisateur de la France, dont le travail a marqué les générations suivantes».

«Lors de sa présidence, il fut aussi l'architecte de ce qui est devenu le G7. J'adresse mes plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches et au peuple français», a ajouté Boris Johnson dans une série de tweets en français.

 

12h46 : Amour censure

Comme dit dans la vidéo de la publication précédente, nombre des œuvres du mandat de Valéry Giscard d’Estaing à Paris ne seront inaugurées que sous François Mitterrand. Le musée d’Orsay est lui-même inauguré le 1er décembre 1986, en présence de l’actuel président, de l’ancien président et d’un futur président, alors premier ministre et maire de Paris, Jacques Chirac.

Je ne résiste pas à l’envie de vous montrer cette photo de Derrick Ceyrac de l’AFP où on voit les deux adversaires côte à côte face à la conservatrice en chef du musée… Anne Pingeot, amante de longue date du président Mitterrand, et mère de Mazarine, qui allait fêter ses 12 ans. Le regard de François Mitterrand, et le sourire de VGE, bien sûr au courant, valent le détour.

Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand et Anne Pingeot, de dos, lors de l'inauguration du musée d'Orsay en 1986. (archives)
Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand et Anne Pingeot, de dos, lors de l'inauguration du musée d'Orsay en 1986. (archives) - DERRICK CEYRAC / AFP

12h34 : Puisqu’on parle d’Orsay, parlons de VGE et Paris

Je ne résiste pas à l’envie de vous montrer cet autre épisode de l’émission d’Arte, Karambolage (c’est vraiment une très bonne émission) sur les travaux des présidents français dans Paris. On y parle bien sur des années Giscard (à partir de 2’22), qui a surtout évité de concrétiser d’immondes verrues voire des erreurs urbanistiques manifestes. A Valéry Giscard d'Estaing, les bobos qui sirotent leurs bières sur le canal Saint-Martin reconnaisants. 

 

12h28 : Bientôt le musée d’Orsay-Valéry-Giscard-d’Estaing ?

C’est lui qui était à l’origine de la transformation de cette gare parisienne en grand musée d’art du XIXe siècle. Il paraît à peu près évident qu’Orsay prendra donc bientôt son nom, comme le musée du Quai-Branly-Jacques-Chirac, à quelques encablures ou la Bibliothèque François-Mitterrand, de l’autre côté de Paris, dans le 13e arrondissement mais toujours sur les quais de Seine. Rachida Dati, l’élue du 7e arrondissement où se trouve le musée, et Valérie Pécresse, la présidente de l’Ile-de-France, en ont déjà fait la demande aujourd’hui pour ce changement de nom. A vrai dire, ça fait des années que c’est dans l’air.

 

12h21 : Authon emporte VGE

« Un homme d’une très grande gentillesse », « un très grand chasseur » : à Authon, petit village du Loir-et-Cher, où il est décédé mercredi soir, Valéry Giscard d’Estaing laisse le souvenir d’une personnalité « discrète ». Dans ce petit village de 800 habitants, la matinée de jeudi était calme. Sous un ciel pluvieux d’automne, on croisait davantage de journalistes que d’habitants. Des employés municipaux commençaient à installer les décorations de Noël.

Un peu à l’écart du bourg, devant la grille surmontée d’une tête de cerf de l’immense domaine de la famille Giscard d’Estaing, des véhicules de gendarmerie protègent les accès. Le château se situe au milieu d’une propriété agricole de 650 hectares, terres de chasse, de bois et de champs de céréales. De la route, des chevreuils étaient visibles jeudi.

A la mairie, Marie-Josée Cintrat salue jeudi matin « un très grand homme ». « Je l’ai rencontré quelques fois, il est venu pour les votes en mairie », raconte-t-elle, évoquant « un homme d’une très grande gentillesse, qui aimait beaucoup les jeunes ». Claude Guillon exploite les terres agricoles du domaine. Jeudi matin, il ne cachait pas sa tristesse. « On avait des liens très proches depuis vingt ans qu’on se côtoyait. C’était un grand-père pour nous. Que ce soit M. le président ou Mme Giscard d’Estaing, on avait souvent des contacts. »

12h13 : Tout un thread de documents de campagne de VGE

Avec notamment cette rare affiche du soutien de Giscard à George Pompidou en 1969. Une surprise, le centriste Giscard soutien le gaulliste Pompidou contre le centriste Alain Poher.

 

12h01 : Shocking !

 

11h53 : Giscard, premier président impopulaire durablement, mais…

Mathieu Gallard, de chez Ipsos, vous explique ses courbes.

 

11h45 : Dernière minute

L’annonce du décès de l’ancien Président est tombée tard, mais pas mal de journaux ont pu changer leur une en urgence.

 

11h36 : Trois jours de deuil décrétés par le gouvernement à Andorre

On a beaucoup reproché le côté monarque de Valéry Giscard d’Estaing, mais il a quand même été coprince d’Andorre pendant sept ans ! Bon, comme tous les chefs d’Etats français depuis Louis XIII… C’est la radio-télévision andorane qui annonce les trois jours de deuil.

11h31 : Une communication éclatante

La gauche ne va pas manquer de se servir de l’Affaire des diamants. Comme ici l’extrême gauche de la LCR.

Mais le PS aussi, en sous-main. Le communicant mitterrandiste Jacques Séguéla fait poser des stickers de diamants sur les yeux de Giscard sur les affiches du président sortant. Le candidat socialiste lui remontera les bretelles pour cette initiative qu’il n’approuve pas.

 

11h25 : « Le Diamantaire »

Valéry Giscard d’Estaing et l’Afrique, c’est une sacrée histoire. Sans doute une partie de sa défaite de 1981 aussi. Surtout, sa relation proche avec l’empereur délirant de Centrafrique, Jean-Bedel Bokassa. Avant même son accession à l’Elysée, VGE aurait reçu des diamants de la part du dictateur d’une valeur de 150.000 euros d’après Le Canard enchaîné qui sort l’affaire. L’affaire éclate en 1979 après le lâchage de « l’empereur » jusque-là soutenu à bout de bras par la France giscardienne. Le président tarde à répondre et fait même pression sur les médias. Quand VGE se résout à répondre, il montre la marque de son mépris. L’Affaire des diamants le poursuivra jusqu’à la fin de son mandat.

 

11h17 : Éléphants sans défenses

Ni la chanson, ni l’interprète ne sont passés à la postérité. Mais à l’époque les parties de chasse du président Giscard, en France comme en Afrique, avaient bien fait parler…

 

11h12 : Darmanin au micro

« C’est un président qui a changé le monde français. (…) Il y avait chez Giscard beaucoup de modernité. Il a aussi aidé la démocratie à aller mieux », a-t-il dit sur RTL ce matin.

11h04 : La romance se termine dans une vague rose

L’histoire d’amour entre l’Auvergne et Valéry Giscard d’Estaing se terminera brutalement, et par surprise, en 2004. Lors de la vague rose des élections régionales (la droite ne conserve que l’Alsace en France continentale) il est lui aussi sèchement balayé par le socialiste Pierre-Joël Bonté. VGE ne fera aucune déclaration, et n’apparaîtra sur une image volée par une caméra éloignée, seul, à l’extérieur du bâtiment du conseil régional. Giscard considérera toujours cette défaite comme une marque d’ingratitude des Auvergnats et Auvergnates.

 

10h58 : Vulcania Giscard d’Estaing

La grande œuvre du président Giscard en Auvergne, c’est bien sur le grand parc touristique autour du volcanisme, Vulcania. Le parc, ouvert en 2002, a connu bien des embûches et des oppositions, comme le note ce reportage de France 2 en 1996. Mais VGE l’a mené à terme, au prix de nombreuses moqueries, c’était même devenu un mème avant l’heure dans Les Guignols de l’Info.

 

10h51 : L’hommage d’un lointain successeur

Laurent Wauquiez est le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes depuis 2016. L’ancien leader de LR est un élu auvergnat lui aussi, mais de Haute-Loire. VGE a été président de l’ancienne région Auvergne de 1986 à 2004.

 

10h44 : Giscard dans les champs

Valéry Giscard d’Estaing repart de la base après 1981. Il redevient conseiller général du Puy-de-Dôme puis député en 1984 à la faveur d’une partielle où il est triomphalement élu. Il devient l’un des principaux chefs de l’opposition en tant que leader de l’UDF (Union pour la démocratie française).

En 1986, il est réélu député lors des élections générales organisées cette fois à la proportionnelle. Il devient dans la foulée président de l’Auvergne, dont le conseil régional est pour la première fois élu au suffrage universel direct le même jour que les législatives. Il intervient dans la soirée électorale d’Antenne 2 depuis Clermont. Derrière lui son affiche électorale champêtre, assez magnifique.

 

10h39 : Défaite électorale

Valéry Giscard d’Estaing est le seul président de la République à avoir été de nouveau élu après son départ de l’Elysée. Il fut député, président de région… Il ne redeviendra pas maire. En 1995, il est candidat aux municipales à Clermont-Ferrand, capitale de l’Auvergne dont il est le président depuis près de dix ans. Dans ce bastion socialiste, il perd, de peu, face à l’ancien ministre de François Mitterrand, Roger Quillot. Il est le dernier challenger de droite à avoir approché la victoire dans cette ville, toujours au PS aujourd’hui. Retrouvez son intervention dans la soirée électorale de France 2 sur le site de l'INA.

10h32 : Victoire électorale

Mon ami Julien Baldacchino, journaliste à France Inter, et fan devant l’éternel de Starmania, nous signale que Valéry Giscard d’Estaing est cité dans la comédie musicale phare des années 1970.

 

10h26 : IVGE

C’est entendu, Valéry Giscard d’Estaing a été un président réformateur. On lui doit notamment la légalisation de l’avortement, la fameuse loi sur l’interruption volontaire de grossesse, de 1975. A lui, vraiment ? Bon, en tout cas, pas tout seul : c’est bien sur la loi portée par la ministre de la Santé Simone Veil, la loi porte d’ailleurs son nom. Le chef du gouvernement, Jacques Chirac à cette époque, et l’un de ceux qui soutien de près Veil. C’est d’ailleurs sur son impulsion que cette femme, sans carrière politique, arrive au gouvernement en 1974. A l’Assemblée, la loi ne passe que parce que la gauche, nettement minoritaire à l’époque, vote presque tout entière pour le texte alors que la majorité de droite fronde. Mais surtout, l’arrivée de l’IVG légale est le fruit du progrès technique et de la haute lutte des féministes, comme le rappelait un papier de Slate en 2017.

10h17 : Avec la mort de Giscard d’Estaing, l’Allemagne « perd un ami » (Merkel)

Avec la mort de Valéry Giscard d’Estaing, un « grand Européen », l’Allemagne a perdu un « ami », a réagi jeudi la chancelière Angela Merkel. Saluant la mémoire d’un « homme d’Etat », Angela Merkel se dit par ailleurs « reconnaissante » de « tous les bons entretiens » qu’elle a eus avec l’ancien président français indique un message de son porte-parole, Steffen Seibert, sur Twitter.

10h12 : Pied gauche

Je vous soumets cette jolie nécrologie de nos confrères de So Foot, qui revient longuement sur ce fameux match de foot joué en 1973 par le maire de Chamalières, un certain Valéry Giscard d’Estaing, un an avant l’Elysée.

 

10h03 : Le couple Schmidt-Giscard

Si vous suivez l’actualité, même de loin, vous entendez sans doute beaucoup parler du « couple franco-allemand ». C’est surtout depuis les années 1970 et le mandat de Valéry Giscard d’Estaing qu’on en parle. Il a su créer avec Helmut Schmidt, celui qui restera le chancelier allemand pendant tout le septennat, une relation particulière. Un libéral français face à un social-démocrate allemand. C’est pourtant ce couple-là, ce pivot-là, qui va faire avancer l’intégration européenne avec l’élection au suffrage universel direct du Parlement européen, la création du Système monétaire européen et l’instauration des Conseils européens, qui rythme aujourd’hui la vie politique continentale.

En 1974, Schmidt devient chancelier dix jours avant que VGE n’entre à l’Elysée. Et c’est la crise en RFA : le chancelier Willy Brandt est contraint à la démission alors qu’on vient de découvrir que l’un de ses plus proches conseillers, Günter Guillaume, est un espion de l’Allemagne de l’Est. Schmidt et Giscard se rencontrent pour la première fois le 1er juin 1974 à Paris, et c’est aussi l’occasion d’images, d’une communication à l’époque complètement inédite. Retrouvez cette archive sur le site de l'INA.

9h55 : Giscard d’Estaing a eu une « influence décisive » sur l’amitié franco-allemande (diplomatie allemande)

 

9h54 : Manuel Valls pas loin de retourner sa veste

L’ancien premier ministre (2014-2016) rend bien sur hommage l’ancien Président.

 

9h51 : C’était la une du magazine conservateur Le Point lors de l’élection de VGE en 1974

 

9h46 : Le libéral contrarié avec les journalistes

Dans ses relations avec la presse quand il entre à l’Elysée, Valéry Giscard d’Estaing innove. Il transforme les conférences de presse monument, instaurées par De Gaulle, en des « réunions de presse », plus modestes. Il décidera même de se rendre à l’invitation des journalistes à la Maison de la Radio : une révolution quand jusque-là l’invitation est faite de l’Elysée aux journalistes. Mais, ça ne durera pas… L’excellente émission Karambolage, d’Arte, en parle à partir de 4'26''.

 

9h37 : Il est bien sûr dans la logique des choses que l’actuel président de la République rende un hommage à un de ses prédécesseurs

Ce ne sera pas une première pour lui, vous le savez, puisqu’il y a moins d’un an et demi il avait fait de même au moment de la mort de Jacques Chirac.

 

9h33 : Emmanuel Macron fera une allocution à 20 heures ce soir

9h29 : Jeune et sportif

Aujourd’hui, c’est plutôt mal vu pour un politique d’aller dans les tribunes de Roland-Garros.

 

9h24 : Le si chiraquien Alain Juppé, a réagi

Alain Juppé, qui sera le premier ministre de Jacques Chirac entre 1995 et 1997, est l’une des chevilles ouvrières du Chirac « opposant » à VGE sur la fin du septennat de ce dernier. Et notamment pendant la campagne présidentielle de 1981.

 

9h21 : Une plongée dans les affiches politiques des années 1970

Je peux vous dire qu’on a beaucoup perdu depuis, on y reviendra plusieurs fois aujourd’hui. Ici avec l’aile jeunesse de la campagne de VGE, qui a pouponné nombre des acteurs et actrices politiques des années 1980-1990-2000.

 

9h16 : Le « VGE Au Revoir Challenge »

C’est notre garantie 20 Minutes, vous ne verrez aucun gif du dernier discours de Valéry Giscard d’Estaing et son fameux « au revoir » resté dans les annales dans ce live.

9h11 : VGE l’auvergnat et les communistes

Le Massif central est l’un des seuls exemples de succès du communisme rural en France. Toujours aujourd’hui, il reste quelques foyers rouges en Auvergne et Limousin. Giscard, élu du Puy-de-Dôme, connaît donc bien certains de ces leaders. C’est le cas d’André Chassaigne, toujours député PCF actuellement, qui raconte ces anecdotes dans Le Figaro.

 

9h06 : Le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, a pris la parole

Valéry Giscard d’Estaing siegait au conseil en tant qu’ancien président de la République. « Avec la disparition du Président Giscard d’Estaing, c’est une très haute figure de la vie publique française, un modernisateur et un Européen convaincu qui s’en va. Membre de droit du Conseil constitutionnel, le Président Giscard d’Estaing avait initié une réforme majeure de celui-ci, en permettant qu’à partir de 1974, il soit saisi non plus seulement par le Président de la République, le Premier ministre ou les Présidents des assemblées mais aussi par 60 députés ou sénateurs, ouvrant ainsi les saisines à l’opposition et accroissant de manière décisive la garantie des libertés. Cette réforme, parmi beaucoup d’autres portées par le Président Giscard d’Estaing, a marqué un incontestable progrès dans notre vie démocratique ».

8h47 : « Vous détenez une part égale du destin de notre pays »

L’ancien Premier ministre Edouard Philippe cite un discours de l’ancien président sur Twitter.

 

8h41 : La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen rend hommage à l'« Européen » Valéry Giscard d’Estaing

 

8h32 : Le président du Sénat Gérard Larcher salue un président « réformateur » qui avait une « vision européenne »

« C’est le président réformateur » et c’est « dans le domaine des libertés, beaucoup d’avancées », a déclaré sur France Inter le président LR de la Chambre haute. « Le macronisme, c’est autre chose. C’est la définition du "en même temps", alors qu’avec Valéry Giscard d’Estaing, nous avions une vision, une vision européenne, une vision d’une France au centre qui parfois a pu faire discordance avec la famille gaulliste », a ajouté Gérard Larcher.

08h30 : Quand Giscard accompagnait Claude François au piano

C'était le 17 décembre 1975.

 

8h27 : Depuis sa naissance en 1926, le dates clés de la vie politique de Giscard

 

8h15 : Macron reporte son interview sur Brut après la mort de Giscard d’Estaing

L’entretien que devait donner jeudi Emmanuel Macron au média en ligne Brut a été reporté à vendredi 16 heures en raison du décès de l’ancien président Valery Giscard d’Estaing, a indiqué l’Elysée.

8h02 : Borloo évoque ses entrevues avec Valéry Giscard D’Estaing

L’ancien ministre de l’Economie raconte ce jeudi sur France inter les « thés » qu’il prenait avec l’ex-président, même s’il « n’était pas un proche » : « J’allais rue de Bénouville [à Paris]. (…) Il me parlait pendant une heure ou deux, il y avait toujours une phrase lumineuse ».

Jean-Louis Borloo a le « sentiment » que « les dirigeants politiques de l’époque étaient des enfants de la guerre. La notion d’Europe était une notion de paix. (…) Aujourd’hui on parle d’harmonisation fiscale mais à l’époque on parlait de paix de guerre, de mur de Berlin. Avec les décès de Veil, Chirac, Giscard, nous avons un peu perdu d’où l’on vient. J’ai aussi le sentiment qu’on ne sait pas très bien où l’on va. »

 

7h50 : Jean Castex salue « un homme de progrès » et « de liberté »

Le Premier ministre a salué « avec émotion » la « mémoire » de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing, décédé mercredi soir, « un homme de progrès » et de « liberté » dont « les réformes de société restent d’une profonde actualité » notamment « pour les femmes et les plus jeunes ».

« Elu au moment où la France était confrontée à une crise économique majeure issue du premier choc pétrolier, il sut mettre en oeuvre une politique économique et sociale marquée par le volontarisme et la solidarité », rappelle encore le Premier ministre dans un communiqué. « Il fit également progresser de façon significative la construction européenne et le rayonnement international de la France, dont il aura marqué l’histoire. »

7h19 : VGE, un « grand européen »

Le vice-président de la Commission européenne Margaritis Schinas rend hommage à VGE, un « grand européen ».

 

7h03 : Michel Barnier parle lui aussi du lien de Giscard avec l’Europe

Le négociateur du Brexit pour l’Union européenne, Michel Barnier, salue à son tour Giscard l’Européen. Pour l’ancien président, « l’Europe devait être une ambition française ».

 

6h48 : Les condoléances du Burundi

Le ministre des Affaires étrangères du Burundi a lui aussi réagit au décès de l’ancien président français.

 

6h33 : « Un héritage et un idéal »

Pour rendre hommage à Valéry Giscard d’Estaing, le ministre chargé des Relations avec le Parlement a fait la liste des principales mesures adoptées durant son septennat. Marc Fesneau a pour cela évoqué « l’IVG, le vote à 18 ans, le divorce par consentement mutuel, l’élan modernisateur… l’idéal européen, toujours. (…) Un héritage et un idéal ».

 

5h34 : Anne Hidalgo rappelle que Giscard « portait Paris dans son cœur »

La maire de Paris, Anne Hidalgo a mis en avant le rôle essentiel de l’ancien chef de l’Etat dans la construction européenne. « Je salue cet Européen convaincu qui a œuvré pour inscrire notre pays sur la voie du progrès ». Pour l’élue de la capitale, Valéry Giscard d’Estaing portait également « Paris dans son cœur et lui a toujours voué un intérêt tout particulier ».

 

4h06 : Les petites phrases de Giscard

Les hommes et femmes politiques sont friands de petites phrases. L’ancien chef de l’Etat ne dérogeait évidemment pas à la règle. Certaines de celles de Valéry Giscard d’Estaing sont même déjà entrées dans l’Histoire. Florilège :

 

3h15 : Pour Macron, le septennat de Giscard « transforma la France »

Emmanuel Macron vient à son tour de rendre hommage à la mémoire de son prédécesseur Valéry Giscard d’Estaing. Le président salue un chef d’Etat dont « le septennat transforma la France ».

« Les orientations qu’il avait données à la France guident encore nos pas. Serviteur de l’État, homme politique de progrès et de liberté, sa mort est un deuil pour la nation française », ajoute dans un long message de condoléances le locataire de l’Elysée.

1h00 : « La plus grande intelligence que j'aie jamais rencontré » pour Hervé Morin
Chez nos confrères de BFM TV, le centriste Hervé Morin, proche politique de VGE, a tenu lui aussi à rendre hommage à l'ancien président.

 

0h35 : Autre ancien président, François Hollande rend hommage à un homme « résolument européen »
Dans un communiqué, l’ancien président François Hollande a lui aussi rendu hommage à Valéry Giscard d’Estaing. « Il demeurera l’homme qui a modernisé la France. Son septennat a été marqué par de grandes réformes comme la majorité civile à 18 ans, l’accès à l’IVG pour les femmes, la généralisation de la protection sociale. Résolument européen, il a contribué au renforcement du couple Franco-allemand, à la mise en place de l’union monétaire et à l’ouverture du Marché commun… Aujourd’hui, notre pays perd un homme d’Etat qui a fait le choix de l’ouverture au monde et qui pensait que l’Europe était la condition pour le France soit plus grande. »

0h25 : « L’artisan de nouvelles libertés publiques » pour Marine Le Pen

La présidente du Rassemblement national s’est aussi exprimée sur le décès de l’ancien président de la République. « Président d’une France en crise, il fut l’artisan de nouvelles libertés publiques et un ardent soutien du progrès technologique. En 2018, il confessa que sa plus grande erreur fut d’instaurer le regroupement familial », a-t-elle écrit sur Twitter.

0h21 : Les principales « réformes VGE »
 

 

0h18 : L’Auvergne endeuillée
Si Valéry Giscard d’Estaing a été président de la République, il a aussi été l’homme politique de toute une région, en restant plus de 18 ans président de la région Auvergne. « La Montagne », le journal local, lui rend hommage avec cette belle Une.

 

23h59 : Sarkozy loue un homme « qui a fait honneur à la France »
Dans un texte communiqué sur Twitter, Nicolas Sarkozy a fait part de sa « grande tristesse ». « Il aura toute sa vie œuvré au renforcement des liens entre les nations européennes, cherché et réussi à moderniser la vie politique, et consacré sa grande intelligence à l’analyse des problématiques internationales les plus complexes. Il est un homme qui a fait honneur à la France, un homme pour qui j’ai éprouvé de l’admiration et avec qui j’ai toujours eu plaisir à débattre ».

23h51 : Le « style VGE » en images

Grâce à nos confrères de l'INA. Son célèbrissime « Au Revoir » restera comme un moment marquant de la Ve République.

 

23h50 : Des mots très similaires chez Jean-Pierre Raffarin...
... qui évoque lui aussi les réformes de l'ère Giscard.

 

23h49 : « Modernité et audace »
Dans un tweet, le président de l’Assemblée Nationale Richard Ferrand a lui aussi rendu hommage à l’ancien président. « L’idéal européen perd l’un de ses fondateurs, la France, un Président qui lui a apporté modernité et audaces : majorité à 18 ans, légalisation de l’IVG… »

 

23h46 : François Bayrou, très proche politiquement de VGE, a tout de suite réagi
Le chef centriste François Bayrou a salué mercredi en Valéry Giscard d'Estaing un président qui « a fait souffler un grand vent de modernité sur la société française », estimant qu'il « dominait presque naturellement par sa prestance, sa distinction, sa langue, la vivacité de son intuitions ».

« Pour des générations entières, notamment pour ceux qui se sont engagés auprès de lui dans leur jeunesse, il a fait souffler un grand vent de modernité sur la société française et fait naître un immense espoir de dépassement et de rassemblement ».

23h42 : VGE est mort « des suites du Covid »
Selon sa famille, citée par l’AFP, Valéry Giscard d’Estaing est mort « des suites du Covid ». Ses obsèques se dérouleront « dans la plus stricte intimité, conformément à sa volonté », a précisé sa famille dans un communiqué.

23h38 : Les premiers hommages de personnalités politiques arrivent
Rachida Dati, ancienne garde des Sceaux, rend ainsi hommage à celui qui s'est engagé en faveur « de l’Europe, des droits des femmes, des droits des jeunes » 

 

23h36 : Une minute de silence au Sénat
Alors que l'on était encore en séance, la nouvelle de la mort de Valéry Giscard d'Estaing est tombée. Les Sénateurs ont procédé à une minute de silence en hommage à l'ancien président.

 

23h28 : « VGE » est parti
L’ancien président de la République est décédé à l’âge de 94 ans « entouré de sa famille » dans sa propriété d’Authon dans le Loir-et-Cher, a appris l’AFP auprès de son entourage, confirmant une information d’Europe 1.

Il avait été hospitalisé à plusieurs reprises ces derniers mois pour des problèmes cardiaques. Plus jeune président de la Ve République lorsqu’il est élu en 1974, Valéry Giscard d’Estaing avait fait l’une de ses dernières apparitions publiques le 30 septembre 2019 lors des obsèques à Paris d’un autre président de la République, Jacques Chirac, qui fut son Premier ministre.

Bonsoir à tous et bienvenue sur ce live. La nouvelle est tombée un peu après 23h : l'ancien président de la République, Valérie Giscard d'Estaing nous a quitté. Suivez dans ce live toutes les réactions à son décès.