Présidentielle 2022 : Jean-Luc Mélenchon se dit favorable au retour du service militaire

CONSCRIPTION Le leader de la France insoumise estime que la France doit être prête pour affronter les « dangers » à venir, comme le dérèglement climatique

20 Minutes avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon, à Paris, le 26 novembre 2020.
Jean-Luc Mélenchon, à Paris, le 26 novembre 2020. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Le service militaire fera-t-il son grand retour si Jean-Luc Mélenchon est élu président en 2022 ? « Oui », répond le leader de la France insoumise dans une interview au journal l’Opinion publiée dimanche.

Jean-Luc Mélenchon se dit « partisan de la conscription », l’inscription des jeunes au service militaire. « Même si je ne suis pas certain que tous les Insoumis soient d’accord avec moi », reconnaît-il. Pour lui, cette obligation supprimée par Jacques Chirac en 1996 est un « impôt du temps au service de la patrie ».

« Besoin d’un effort collectif »

Si aujourd’hui, le candidat à la présidentielle 2022 pour la France insoumise reconnaît qu'« il n’y a pas de besoin militaire qui nécessite la mobilisation permanente de 700.000 jeunes », le service militaire « reste une nécessité à [ses] yeux ».

Il cite d’autres dangers à venir, comme le dérèglement climatique, avec l’exemple des inondations récentes dans la vallée de la Roya. « Jusqu’à présent on a réussi à faire face, mais avec une extrême difficulté. Si nous avions plusieurs événements de ce type en même temps, il y aurait besoin d’un effort collectif. On ne peut pas se payer la réparation de la France au prix du marché. Donc, on sera obligé de demander la contribution des jeunes Français », assène-t-il.

Jean-Luc Mélenchon émet également l’idée d’assigner les conscrits à des tâches de maintien de la paix, dans des unités de police par exemple. « Cela changerait le regard de la population sur sa police et changerait les pratiques internes de celle-ci. Le racisme et la violence y reculeraient. Quand les enfants du peuple sont quelque part tout change », conclut-il. Une allusion à peine voilée aux protestations contre les violences policières après le tabassage d'un homme à Paris le week-end dernier.