Confinement : Jean Castex, qui prévoit « un léger assouplissement », s’inquiète des « usines à Covid » de Noël

EPIDEMIE « La première chose que nous avons devant nous, ce sont les réveillons, qui sont des usines à Covid », estime le Premier ministre

20 Minutes avec AFP

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Jean Castex, le 24 octobre 2020 à Marseille.
Jean Castex, le 24 octobre 2020 à Marseille. — Alain ROBERT/SIPA

Alors qu’Emmanuel Macron devrait annoncer un « léger assouplissement au confinement », ce mardi soir, lors de son allocution, le Premier ministre, Jean Castex, s’est inquiété des « usines à Covid » lors des fêtes de fin d’année.

« A ce stade, ce sera un léger assouplissement au confinement », a déclaré le Premier ministre lors d’une intervention devant le bureau exécutif de La République en marche, ce lundi par visioconférence.

« Un aménagement supplémentaire du confinement »

« On n’est pas dans le déconfinement, on est dans un aménagement supplémentaire du confinement », a-t-il insisté, à la veille d’une prise de parole du chef de l’Etat. Devant les cadres du parti présidentiel, Jean Castex, qui devrait détailler jeudi après-midi en conférence de presse les annonces d’Emmanuel Macron, a évoqué les défis posés par la situation sanitaire.

« Les choses sont très compliquées mais en même temps elles sont simples », a-t-il résumé. « La première chose que nous avons devant nous, ce sont les réveillons, qui sont des usines à Covid. Si on a une chose à traiter, c’est ça », a-t-il fait valoir.

Pas de tensions avec ses ministres

Alors qu’il essuie des salves de critiques sur sa gestion de la crise, et voit sa cote de popularité baisser depuis plusieurs semaines, Jean Castex a souligné que sa préoccupation était d’abord « de savoir si je prends les bonnes décisions pour le pays. »

Il a aussi balayé les couacs au sein du gouvernement, sur fond de tensions avec certains de ses ministres. « On fait semblant de découvrir dans les journaux que le ministre de l’Economie défend l’économie et que le ministre de l’Agriculture défend l’agriculture, comme si ça n’avait jamais existé. Je vous rassure, je vais très bien », a-t-il lancé, se félicitant qu’il y ait « du débat ».