Nîmes : Le président de la métropole renvoyé en correctionnelle

FAVORITISME Il est poursuivi pour trafic d’influence et favoritisme pour des faits qui remontent entre 2002 et 2006

Jérôme Diesnis

— 

Franck Proust en 2014.
Franck Proust en 2014. — PASCAL GUYOT / AFP

Le président de Nîmes Métropole, Franck Proust (LR) a été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour trafic d’influence et favoritisme. Les faits pour lesquels il est poursuivi s'étalent sur une période allant de 2002 à 2006, lorsqu'il était président de la Senim, la société d’économie mixte de la ville.

Il est reproché à celui qui fut maire par intérim (de la mi-2016 jusqu’au début 2017, durant la convalescence de Jean-Paul Fournier), la vente de parcelles terrains appartenant à la ville sur laquelle le promoteur immobilier aurait réalisé une plus-value de 1,2 million d’euros à la revente. Mais également de travaux réalisés sans appel d’offres.

Un long processus judiciaire

L’ex-député européen (2011-2019) se dit « soulagé, qu’enfin, après 18 ans, on en finisse. Qu’on en finisse enfin ! 18 années durant lesquelles je n’ai été entendu qu’une seule fois devant un juge d’instruction il y a déjà 3 ans et demi déjà. »

La brigade financière de la PJ de Montpellier avait mené une enquête en 2006, avant qu’un juge d’instruction ne se saisisse du dossier en 2008. Franck Proust avait été mis en examen en 2017. Une décision contestée en vain par l’homme politique devant la cour de cassation. Il devrait être jugé dans le courant de l’année 2021 Il encours jusqu’à dix ans d’emprisonnement, un million d’euros d’amende et une peine d’inéligibilité.