Présidentielle 2022 : Hamon envisage la candidature unique à gauche de Mélenchon

UNION L’ancien candidat PS au scrutin de 2017 indique que cela se fera « à condition qu’il sache faire les gestes pour rassembler »

20 Minutes avec AFP

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Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, lors d'une manifestation à Paris le 23 septembre 2017.
Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, lors d'une manifestation à Paris le 23 septembre 2017. — Christophe Ena

Les appels à une candidature unique à gauche pour 2022 ne cessent d’affluer. C’est cette fois au tour de Benoît Hamon d’envisager que son camp aille uni à l’élection présidentielle. L’ancien candidat PS au scrutin de 2017 va même jusqu’à avancer un nom pour mener cette bataille électorale : celui de Jean-Luc Mélenchon.

Le leader de la France insoumise « peut être [le candidat de la gauche], à condition qu’il sache faire les gestes pour rassembler une famille politique dont il s’est tenu méthodiquement à l’écart ces dernières années », a affirmé lundi Benoît Hamon. Jean-Luc Mélenchon, déjà candidat en 2012 et 2017, s’est lancé dans la course à la présidentielle il y a une semaine. Mais sa déclaration de candidature a été accueillie avec froideur, voire hostilité, par les autres partis de gauche. Benoît Hamon envisage donc d’autres possibilités.

« Pas de retour en politique » pour Hamon

« Christiane Taubira peut être une très belle candidate pour toute la gauche, un écologiste également mais François Hollande, non, je ne crois pas », a-t-il ainsi ajouté, précisant que lui-même n’était « pas candidat » et ne faisait « pas de retour en politique ». Ce qu’il faut, c’est « rechercher les voies et les moyens de n’avoir qu’une ou qu’un candidat pour les écologistes et pour la gauche », a-t-il insisté.

A l’occasion de la sortie de son livre Ce qu’il faut de courage, plaidoyer pour le revenu universel, l’ancien socialiste, ex-patron de Générations, a également mis en garde « contre la remise en cause des libertés publiques », contenue selon lui dans le texte de la proposition de loi de « sécurité globale ». « La nation française s’est construite sur un équilibre entre la liberté et l’égalité. Attention à ne pas voir les piliers de la République s’éroder, la faute à des décisions qui remettent durablement en cause ces principes fondamentaux », a-t-il expliqué.