Emmanuel Macron commémore ce lundi les cinquante ans de la mort du général de Gaulle

PELERINAGE Du fait de la crise sanitaire, l’hommage se fera sans public, sans messe du souvenir et sans discours présidentiel

20 Minutes avec AFP
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L'enterrement du général de Gaulle, à Colombey-les-Deux-Eglises le 12 novembre 1970.
L'enterrement du général de Gaulle, à Colombey-les-Deux-Eglises le 12 novembre 1970. — AFP

Le pèlerinage à Colombey-les-Deux-Eglises les 9 novembre pour commémorer la mort du général de Gaulle est devenu un rituel presque obligatoire. Cette année plus encore, car la date est symbolique. Pour le cinquantième anniversaire du décès de son illustre prédécesseur, Emmanuel Macron va se rendre ce lundi dans ce village de Haute-Marne.

A cause de l’épidémie du Covid-19, cet anniversaire sera célébré sobrement, sans public, en présence seulement d’une trentaine de personnes, dont des membres de la famille de Gaulle. Emmanuel Macron, accompagné de son épouse, Brigitte, est attendu à la mi-journée dans le bourg de 700 habitants où le général de Gaulle passait ses vacances et où il a vécu les derniers mois de sa vie, après son départ de l’Elysée en 1969.

Survol de la patrouille de France

Le couple présidentiel se rendra d’abord à la Boisserie, la résidence familiale qui est devenue en partie un musée. Puis il se recueillera sur la tombe blanche où Charles de Gaulle repose, aux côtés de son épouse Yvonne et de sa fille Anne, dans le cimetière qui jouxte l’église. Il participera ensuite à une cérémonie militaire devant la Croix de Lorraine, immense monument en granit rose de 43,50 m dominant les vignes environnantes, qui seront survolées par la patrouille de France. Aucun discours n’est prévu et la messe du souvenir qui se déroule chaque année a été annulée en raison de l’épidémie.

Après 1970, ce déplacement du 9 novembre était devenu un rendez-vous incontournable pour les élus gaullistes. Les présidents Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy n’y ont pas dérogé, tandis que le socialiste François Hollande ne s’est rendu qu’à une reprise à Colombey durant son quinquennat.

La deuxième fois pour Macron

Pour Emmanuel Macron, ce second déplacement dans le village de Haute-Marne depuis son élection marque la fin des célébrations de l’année de Gaulle, organisée pour les anniversaires de sa naissance il y a 130 ans, de l’appel du 18 juin il y a quatre-vingts ans et de sa mort. Elles lui ont donné l’occasion de se mettre dans les pas du fondateur de la Ve République, devenu aujourd’hui une figure tutélaire célébrée de l’extrême droite à l’extrême-gauche, chacun revendiquant une partie de son héritage.